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samedi, 13 août 2016

FRANÇOISE MALLET-JORIS

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Françoise Mallet-Joris n'est plus.

Sa nécrologie, dans Le Monde.fr.

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samedi, 28 mai 2016

QUI SE SOUVIENT DES ANNÉES 70 ?

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Cétait hier, nest-ce pas ? Je nai rien vu passer. Tout va trop vite.

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lundi, 07 avril 2014

MARIE-PAULE BELLE PARLE DE MICHEL POLNAREFF

téléchargement.jpg« Dès ses débuts, j’ai aimé Michel Polnareff. J’ai adoré non seulement son personnage, provocateur par la suite, mais immédiatement, plus en profondeur, son immense talent de musicien ! J’ai tout de suite été touchée par sa sensibilité romantique, son écriture pianistique classique (ah ! comme j’admirais sa main droite dans les arpèges de Love me, please love me !), ses rythmiques vives et contrastées, son côté rock’n’roll et ses harmonies classiques. Je me plongeais avec un bonheur intense et même une grande excitation dans son univers, y trouvant des résonances dans le mien, après mes études de piano, alors que j’écrivais déjà des chansons en sortant de la fac, sans oser penser encore à une carrière… J’ai eu la chance de l’interpréter il y a des années pour une commande de compilation consacrée à ses œuvres chantées par d’autres artistes. Mon seul regret est de ne l’avoir jamais croisé pour lui dire comme il m’a fait rêver ! »

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Propos recueillis par Fabien Lecœuvre, double DVD Polnareff, classics vintage, Universal, 2014. Avec mes remerciements.

Lenregistrement auquel la Belle fait allusion est le CD Ils chantent Michel PolnareffAtlas, n° 4567890288407, 1998. Elle y interprète Kama Sutra. 

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mardi, 09 juillet 2013

UN BONJOUR DE LA BELLE

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lundi, 04 février 2013

ENCORE UN SIGNE

Encore un écho ici-même.

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mardi, 29 janvier 2013

DES ÉCHOS, DES PROPOS

Quelques échos de la tournée de la Belle peuvent être lus ici et . Quelques propos, aussi, sur cette page.

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samedi, 24 mars 2012

LE SOURIRE DU TALENT

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EN CLASSE AVEC LA BELLE

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Nice, Lycée Calmette, première M 1, année scolaire 1962-1963

En vente sur le site de Delcampe

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vendredi, 25 novembre 2011

ALLEZ DIRE A LA BELLE

 

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La Belle répète souvent, d’interview en interview, des choses comme : « C’est nouveau, pour moi, le public des internautes », « Et c’était angoissant pour quelqu’un de mon âge car ce système touche en bonne partie un public de jeunes internautes », « Je ne regarde pas trop internet moi, tu sais », « Je ne suis pas tout le temps devant mon ordinateur »…

Il faudrait dire à la Belle que les internautes ne sont pas un public en soi. C’est son public habituel, constitué entre autres d’internautes, lesquels ne sont pas nécessairement jeunes (j’ai cinquante-neuf ans). Il n’y a pas les internautes d’un côté et les terriens, de l’autre. Avec des propos comme ça, elle se fourvoie totalement. Internet n’est pas une activité propre, qui serait déconnectée de l’existence. Cela fait partie de la vie, on peut se servir d’un clavier et jouer du piano.

Les internautes font partie intégrante de son public. D’ailleurs, son « vieux » public, dont je fais modestement partie, public qui est toujours là, est internaute lui-même.

Il faudrait dire à la Belle qu’on l’aime et qu’elle doit cesser de se tromper.

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SUR LE SITE DE HORSCENE

Un entretien avec Mathieu Rosaz,  long, détaillé, est en ligne, sur le site de Horscène. Il peut se lire ici. Il est illustré de belles photographies, dont celle-ci, en compagnie de Dominique Valls.

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vendredi, 14 octobre 2011

2011, REBELLE

Rebelle.JPGCelles qui aiment elles, Solution radicale, Les Asphodèles, Dis, qu’est-ce qui m’arrive ?, Des vieux qui dansent, T’es mon Chaplin, Comme dans les films italiens, Hobbies de famille, Parfum d’ambre, Mystique ou érotique, Assez.

Textes de Dominique Valls. Sauf : Des vieux qui dansent de Françoise Mallet-Joris. Dis, qu’est-ce qui m’arrive ? et Hobbies de famille d’Isabelle Mayereau et Marie-Paule Belle. Comme dans les films italiens de Michel Grisolia. T’es mon Chaplin de Jean-Jacques Thibaud.

CD, Aka-Music, 2011025.

Le voici donc, ce disque tant attendu, produit par le public de Marie-Paule Belle, qui a acheté des parts, ce qui a conduit l’artiste à signer sept-cent quatre-vingt seize dédicaces avant l’envoi. Passons sur la pochette hideuse, souvenir des comics américains d’autrefois – heureusement, elle est cartonnée, on nous a épargné le boîtier de plastique –, sur le livret de douze pages illustrées de photographies minuscules et teintées, et voyons de plus près de quoi il s’agit.

Au nombre de six, les chansons de Dominique Valls sont les plus nombreuses. Ce sont elles qui ouvrent et ferment le disque : les trois premières, les trois dernières. Elles disent un univers féminin, intime, exigeant, insoumis, de l’homosexualité (Celles qui aiment elles, chanson très bien écrite, courageuse sans ostentation) aux femmes battues (Assez, chanson de protestation dont la Belle est coutumière), en passant par l’hymne coquin au godemiché (Les Asphodèles), le comique (Solution radicale, qui n’a pas grand intérêt), ce qui reste quand l’autre est parti et que tourne « un slow sur la platine » (Parfum d’ambre), le parallèle entre mysticisme et désir, au travers d’homophonies et d’une évocation d’amours saphiques (Mystique ou érotique).

Deux textes sont cosignés par Isabelle Mayereau et la Belle : Dis, qu’est-ce qui m’arrive ?, très évocateur de Barbara et Hobbies de famille, chanson comique dont on se serait passé.

Jean-Jacques Thibaud est l’auteur d’une seule chanson, T’es mon Chaplin, où une femme attend l’amour parti. On y entend des jeux de mots et des astuces appréciables : « Reviens t’es mon Chaplin / Mais t’es pas mon Charlot », ou encore : « Regretta Garbo ». 

Restent les deux auteurs de prédilection de Marie-Paule Belle, ceux des origines, ceux de légende. Françoise Mallet-Joris a écrit une chanson, Des vieux qui dansent, où l’on trouve toujours cette inspiration familière : ceux qui vieillissent et le sentiment qui demeure. De Michel Grisolia, la Belle propose un texte posthume, Comme dans les films italiens, qui risque, malheureusement, de ne parler qu’à ceux – dont je suis – qui ont vu ces films et comprendront les allusions (les titres incorporés dans le texte) à une certaine période du grand cinéma italien.

La voix de la chanteuse est pure, inaltérée. Son émotion est identique à celle que nous avons toujours connue et cet album se révèle absolument fidèle à l’ensemble de son œuvre. Onze chansons, ce n’est pas beaucoup, à peine l’équivalent d’un (bref) 33-tours, mais cela vaut mieux qu’un CD qui serait artificiellement rempli, « bourré ». Car, au-delà de ses faiblesses, ce disque, et c’est une qualité constante de la Belle, demeure parfaitement authentique.

jeudi, 13 octobre 2011

LE NOUVEAU DISQUE

Le nouveau disque m’est parvenu aujourd’hui. Une note paraîtra lorsque j’aurai pu l’écouter...

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vendredi, 09 septembre 2011

MAIS SI, MAIS SI, ON Y VIENT

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Mais oui, vous l'avez lu sur le site participatif, le nouveau disque avance. Un peu de patience, on en parlera ici lorsque je le recevrai. Comme on a parlé de tous les autres... Fidèlement, et en toute liberté.

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mercredi, 16 mars 2011

COMME UN AIR DE SARAH BERNHARDT

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jeudi, 27 janvier 2011

ET DEMAIN ?

493794-marie-paule-belle-le-17-octobre-2010-637x0-2.jpgLa Belle pourra donc enregistrer ce nouveau disque, financé par souscription auprès de son public. De cet album à venir, on connaît déjà cinq chansons, proposées sous forme de maquettes sur le site participatif qui enregistrait les achats de parts. Bien sûr, le CD sera présenté ici, lorsqu’il paraîtra et me sera envoyé.

La réussite de ce projet, malheureusement, ne règle rien en ce qui concerne l’avenir. La Belle n’a toujours pas de maison de disques et on se demande s’il sera possible, pour le prochain, de réitérer cette opération.

En attendant, je salue sa vaillance et son opiniâtreté. Elle continue, quoi qu’il advienne. Bravo.

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mardi, 18 mai 2010

UN PEU DE NOUVEAU

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Il y a du nouveau. Un peu de nouveau.

Les dates du spectacle de l’Alhambra, en novembre prochain, ont été fixées aux 17 et 18 octobre : un dimanche après-midi et un lundi soir. Le récital s’intitule De Belle à Barbara. Quelques autres dates sont données à cette adresse.

Par ailleurs, il est question d’un nouveau disque, Celles qui aiment elles… en souscription. On peut acheter des « parts » en suivant le lien ci-dessus. Il faut réunir pas moins de 50. 000 euros. Autrement dit, acheter quatre ou cinq parts équivaut à acheter un CD en magasin. À titre indicatif, on peut écouter la chanson-titre, toujours à la même adresse.

On sait ce que je pense : il est parfaitement honteux que la Belle n’ait plus de maison de disques et que son public en soit réduit à la souscription. On peut estimer aussi que tout vaut mieux que le silence. Au choix.

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mardi, 26 mai 2009

MARIE-PAULE BELLE CHANTE LES AUTRES

1562341481.jpgAu hasard de quelques compilations de chansons françaises, la Belle a interprété un certain nombre de titres. Il s’agit des collections de CD Les plus belles chansons françaises et Ils chantent... Pour certains volumes de ces séries, elle a enregistré un morceau ou deux.

Si, bien entendu, l’interprétation est parfaite, ces chansons, dans l’ensemble, ne lui vont pas. C’est curieux parce que les « siennes » ne sont pas davantage siennes, puisqu’elle n’écrit pas ses textes, à de très rares exceptions près. C’est qu’en vérité, ses auteurs habituels – et, au premier chef, naturellement, le tandem Mallet-Joris-Grisolia – lui ont créé un univers qui lui va parfaitement, l’habille comme une robe, un univers qu’elle a complété par sa musique, toujours inventive, attachante, et par son interprétation sans défaut.

À partir de là, lorsqu’elle interprète d’autres chanteurs, cela peut être bien fait, ça ne lui va pas, ou assez peu. Les meilleures réussites sont celles de Gainsbourg (Les Sucettes, Les Petits papiers) et de Dutronc-Lanzmann (Paris s’éveille). Le reste peut être oublié. Lensemble demeure anecdotique.

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dimanche, 29 mars 2009

ACTUALITÉ DE PRINTEMPS

Je relaie l’actualité de printemps déjà indiquée sur le site autorisé.

 

La Belle reprend Les Monologues du vagin, pièce d’Eve Ensler, du 31 mars au 3 mai au théâtre Michel, à Paris.


Elle chantera en Haute-Marne, au festival Bernard-Dimey de Nogent, qui se déroule du 6 au 10 mai. On ne connaît pas encore la date de son spectacle.

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jeudi, 12 mars 2009

LES DOULEURS SE RESSEMBLENT

Souvenez-vous, bien sûr, tout le monde a connu ça : « À vingt ans / Les amis se ressemblent / Quand nous nous retrouvions / Dans la chambre ensemble / Grappe de raisins grains d’épi / Nous étions amis / Mais la vie nous a désunis / Grappe de raisins / Nous étions copains / Mais la vie toujours / Fait son pain / Comme des épis nous étions unis / Serrés tout autour / De la table / Détestable / Était le vin ».

 

C’était exactement cela : une table et une mauvaise bouteille dont on ignorait qu’elle était mauvaise. Et d’ailleurs, elle ne pouvait l’être puisqu’elle était la première, ou une des premières. L’amour n’est fait que de premières fois, on le sait bien. « À vingt ans / On aime la musique / Nous avions des instruments / Antiques magiques / Grappe de raisin grains de blé / Nous étions liés ». Bien sûr, rappelez-vous que « Comme des épis nous étions unis / Serrés autour / D’une guitare »… et maintenant ? C’est simple, « Il s’égare / Notre refrain ».

 

Il y avait cet amour de hasard, rencontré aux heures amicales entre mauvais vin et guitare plus ou moins accordée, en des temps où l’on s’aimait vite, enfin, on croyait : « Et c’était toi et moi / Et nous ne savions / Même pas nos prénoms ». À ce rythme, tout cela n’était pas solide et voilà, à présent : « Comme des épis nous avons mûri / À cette table on perd sa place / Il s’efface / Notre chagrin ». Tout va si vite, l’amour en premier lieu, qui roule en dérisoire Formule 1 : « Ma lèvre a saigné ce matin / Sous ton baiser c’était hier / Et c’est déjà trop loin ». Pourquoi tout disparaît-il ainsi avec l’allure du vent glacé qui retrousse les cœurs plus que les manteaux ? Où est l’autre ? « Proche comme un mirage / Ton clair visage / Qui va et qui vient / Surgit comme l’écume / Comme la brume / Il disparaît loin ». Le temps-brûlure devient, paradoxalement, celui qui cicatrise puisque « Plus douce chaque jour / Ta meurtrissure / Il n’est pas de mal sans amour / Et ma blessure / Toujours s’apaise et meurt / Et renaîtra toujours ». Aussi souvent, en tout cas, que les jeunes amours naîtront dans l’odeur des soirs où le vin est détestable, mais où l’amitié sent la cire d’abeille.

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lundi, 02 février 2009

D’HIVER ET D’ÉTÉ

Dans les chansons – pas uniquement celles de la Belle – l’amour ne dure guère. On peut sans risque parier qu’il existe davantage de chansons d’amour tristes que d’autres, où éclate le bonheur. C’est d’ailleurs un bon test : une œuvre chantée vaut ce que valent les chansons d’amour qu’elle contient.

 

On peut ensuite les rapprocher selon leur éclairage ; par exemple, L’Hiver des cœurs et L’Heure d’été. Au travers de deux saisons, mystère de deux chansons, l’amour a un visage identique. « L’hiver des cœurs / C’est la saison / Des longues heures / À l’abandon ». Cependant, dit la chanteuse qui n’en peut mais : « Pour notre amour je veux toujours / L’heure d’été / Et le plus long de ses longs jours / Enchanté ». Alors, comment faire, puisque, dans l’immédiat, « Les statues sous leurs casques / Ont blanchi / Les poissons dans leurs vasques / Ont pâli / C’est l’hiver la bourrasque / À Paris / Et la neige est un masque / À la vie » ? On rêve un peu, on se dit au contraire que « La lumière s’y boit comme un verre d’eau limpide / Le temps est fluide et va durer » afin de pouvoir insister : « Pour notre amour je veux toujours / L’heure d’été » et l’on fait semblant d’y croire, mais non, il n’y a rien à faire, voilà que la réalité a des chaussures sans grâce, que les trottoirs sont verglacés, que les yeux des femmes sont cachés sous le bord de leur chapeau froid : « Les maisons sous le ciel / Ont blanchi / Les parcs et les ruelles / Sont sans bruit / C’est l’hiver si cruel / À Paris / Et la neige est l’hôtel / De la vie ». Aussi, en attendant « L’heure d’été / Et que le temps fasse un détour / Par juillet », on regarde « Les gens sous leurs manteaux / Qui sont gris / Les taxis les métros / Qui s’enfuient ». L’heure d’été, oui… On peut l’aimer, l’attendre, mais elle ne dure guère : « Mais quand les jours deviendront courts / Et glacés / Nous serons à nous mêmes notre propre lumière / Le feu de bois de nos hivers / Pour toi et moi je veux toujours / L’heure d’amour ». Il n’est pas impossible d’y parvenir puisque, même durant la froidure, « Les néons réconfortent / La nuit / Quelqu’un frappe à ma porte / Et c’est lui / Et alors que m’importe / Paris / Car la neige m’emporte / Avec lui ». Grâce à l’amour enfin, « Midi et minuit sont réconciliés / C’est le jeu de l’ombre et de la clarté / Nos corps dédoublés aux visages sombres / Aux cheveux dorés, aux cheveux dorés ». Allons, enfin, le temps ingrat est achevé, voici que c’est « L’hiver des cœurs / En ta maison / C’est la chaleur / Nous nous aimons » et voici qu’enfin, « C’est ton corps mon corps sur le drap brodé / À jamais liés et même nos ombres se donnent un baiser ».

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vendredi, 30 janvier 2009

1982, MARIE-PAULE BELLE CHANTE PHILIPS

846280983_L.jpgLa Parisienne, Présentation / Je me suis d'abord acheté... / Je me suis d'abord acheté...

45-tours, Philips, une production Dolci, RC 70B5056.

En 1982, la Belle enregistre un 45-tours promotionnel, commandé par Philips. La pochette, au verso, présente le calendrier de passage, sur Europe 1 et sur RMC, de ce qu’on va entendre dans le disque, avec cette affirmation : « À la radio : une promotion irrésistible ». De fait, cela va durer tout le mois de mai et être diffusé un nombre incalculable de fois.

 

En face 1, La Parisienne, titre qui est définitivement devenu sa marque de fabrique. En face 2, des annonces publicitaires dites par une voix d’homme, entrecoupées de deux brefs couplets, pastichant La Parisienne, justement. On y parle de radio-cassette, de chèque-cadeau. L’auteur de ces paroles passionnantes est un certain J. Allouis, dont l’histoire littéraire ne retiendra pas le nom. Bref, voici, au total, l’erreur de parcours typique pour une artiste. Un disque qui ne lui apporte rigoureusement rien (quelques droits, on suppose, tout de même) et l’enferme définitivement dans une seule chanson, toujours la même, sempiternelle, à vous en dégoûter. Et pourtant, cette chanson est belle et bien faite. Mais la nausée, ça existe. C’est avec des imbécillités de ce genre qu’on gâche une carrière. Quand on se pastiche soi-même, ce n’est plus de l’autodérision, c’est un risque artistique considérable. Encore un mauvais conseil que notre chère Belle a malheureusement suivi : qui est à l’origine de cette idiotie ?

mercredi, 21 janvier 2009

EN 1973

Chez l’ami Lewis, le premier passage télévisé de Marie-Paule Belle, vingt-sept ans, dans une émission de Philippe Bouvard, en 1973. Deux chansons, Wolfgang et moi et Nosferatu.

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UNE BONNE BLAGUE

Cette vidéo est un peu cruelle mais elle est vraiment hilarante. Il s’agit d’une farce faite à cette pauvre Marie-Paule Belle qui a marché à fond et a même pleuré en coulisses, si j’en juge par son visage, à un moment. Pourtant, c’était gros, très gros ; mais plus c’est énorme et plus ça marche. Regardez donc, ça se trouve ici même.

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mardi, 06 janvier 2009

POUR PENSER À (B)ELLE

En l’absence – hélas dix-huit fois – d’une véritable actualité concernant la (plus) Belle, voici deux images.

 

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La première est une scène de Parfum et suspicions, le 20 janvier 2007, salle Océanis à Ploemeur.

 

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La deuxième, une photographie du récital du 27 mars 2008, salle Rabelais à Annecy.

 

Lui dire aussi quon laime en 2009, comme on laimait à ses débuts. Bonne année. Avec ma tendresse auréolée de roses jaunes.

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lundi, 22 septembre 2008

L’OLYMPIA 1978, UN ENREGISTREMENT INÉDIT

Olympia 1978.jpgOn peut maintenant télécharger sur le site de la Fnac plusieurs disques de la Belle, qui ne sont plus disponibles. Voilà qui intéressera ceux qui ne les possèdent pas. Dommage que l’on n’ait pas pris le risque de les ressortir en CD. Il s’agit des 33-tours de 1976 (les deux), de 1978, de 1979 et de 1980. Il y a aussi deux compilations, dont une nouvelle.

 

Quelques surprises sont à signaler : au 33-tours de 1976, sont ajoutées les quatre chansons du 45-tours introuvable de 1971, soit Le Judas, Gertrude, Si j’étais veuve, La Rêveuse ; au 33-tours de 1979, est ajoutée la chanson LŒuf.

 

Étonnamment, il est possible de télécharger aussi un enregistrement inédit au disque : le spectacle de l’Olympia, en 1978. Dix-neuf chansons en public, pour un disque qui n’est jamais sorti. Voilà qu’on retrouve miraculeusement cette bande dans un tiroir au moment où, peut-être, paraîtra celle de la soirée unique dite « Olympia 2008 ». On connaît les risques du téléchargement : que le disque dur se plante et tout est perdu. Ou bien encore, qu’on emmène son appareil en panne se faire guérir chez le docteur Fnac et ledit docteur efface systématiquement toutes les données et tous les programmes.

 

Enfin, c’est déjà ça… Et ça se télécharge  et pas ailleurs.

mercredi, 09 juillet 2008

2005, COMPILATION DU READER’S DIGEST (sans titre)

mp_lp_readers.jpgJ’ai enfin pu me procurer, à un prix relativement raisonnable, ce triple CD de compilation proposé par Sélection du Reader’s Digest en 2005.

Les compilations, on le sait, ne sont pas retenues ici. Celle-ci, toutefois, groupe, auprès de nombreuses chansons déjà connues, un certain nombre de titres qui sont de nouvelles interprétations, des raretés ou des chansons d’autres artistes.

Au titre des nouvelles interprétations, on trouve La Parisienne (2005), Il n’y a rien à comprendre (1977), Tout vient à point (1977), Comme les princes travestis (2005).

Pour ce qui est des raretés, on peut entendre L’Œuf en studio (1979) et Nosferatu, également en studio (1973).

On trouve aussi quelques chansons d’autres artistes, que la Belle reprend ici à titre exceptionnel : Au fur et à mesure, Marcia Baila, Avec son tra-la-la, Milord, Trois petites notes de musique (tous enregistrements de 1998) et Ma plus belle histoire d’amour (un enregistrement de 1998, soit antérieur au disque où elle chante Barbara et dans lequel cette chanson ne figure pas). Pour ces titres, les arrangements et la direction d’orchestre sont de Ralph Benatar. Ces morceaux n’étaient pas indispensables, loin de là, mais sont, c’est vrai, plaisants à écouter.

Le livret est uniquement constitué d’une liste de titres, de dates et de crédits : pas le moindre commentaire. La photographie est de Christine Marie, elle est totalement sans intérêt. Les trois disques sont supposés être thématiques (« Histoires de femmes », « Y a des moments », « Dédicaces »), mais tout cela est théorique et parfaitement interchangeable.

En bref, cet ensemble de soixante-douze chansons (un peu moins de quatre heures d’écoute) est intéressant, pourvu qu’on parvienne à le trouver à un prix acceptable.

mardi, 01 juillet 2008

DES IMAGES DE L’OLYMPIA

Je relaie l’information donnée par notre amie Pattypat. Il y a un excellent reportage photographique à propos de la soirée à l’Olympia : scène et coulisses. Ce n’est pas loin, c’est ici.

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lundi, 02 juin 2008

SUR LE SITE AUTORISÉ

Chez notre amie Pattypat, on trouve tout un dossier relatif au spectacle du 20 mai 2008 à l’Olympia : le programme, des photographies, des réactions de spectateurs, plusieurs liens… Comment ? Vous êtes encore là ? Qu’attendez-vous ?

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lundi, 26 mai 2008

UN CLASSIQUE EN DVD

620400158.jpgIl s’agit de l’émission Numéro 1, qui a été donnée sur Télé-Mélody il y a quelque temps et dont il a déjà été rendu compte ici.

Elle était disponible sur le site de l’INA. La voici à présent en DVD. Au moins, ainsi, peut-on la regarder sur un écran de télévision et, éventuellement, l’emporter avec soi, mais il n’y a rien de nouveau ici. En bonus, on propose un entretien extrait de l’émission Féminin présent, qui date de 1981.

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vendredi, 23 mai 2008

2008, AUTOBIOGRAPHIE

620400158.jpgMarie-Paule Belle, avec la collaboration d’Alain Wodrascka, ma vie.com, L’Archipel, 2008.

Ce livre n’a pas été écrit par Marie-Paule Belle mais par Alain Wodrascka. Je ne trahis aucun secret, c’est écrit non sur la couverture mais sur la page de titre, et la Belle le remercie à la fin. Il comprend plusieurs parties. Une autobiographie et, par ailleurs, des courriers électroniques la plupart du temps fictifs. Pour s’y retrouver, il a fallu imprimer tout ça dans des polices et des corps différents. Le langage informatique est utilisé à loisir dans les titres et les intertitres. C’était la plus mauvaise idée du monde. Qui diable l’a eue ? Résultat : cet ouvrage est un fourre-tout. Décidément, la Belle est mal conseillée, artistiquement parlant. Si l’on tenait à imprimer ces échanges supposés – qui n’apportent rigoureusement rien au texte – il fallait le faire dans un second volet bien distinct, certainement pas dans le corps du récit, disséminés ici et là.

Wodrascka nous avait déjà donné à lire (entre autres) des ouvrages sur Barbara… dont on aurait pu se dispenser aisément. Il a maintenant prêté sa plume à Marie-Paule Belle. Or voilà, le témoignage de la Belle, recueilli par Wodrascka pour son dernier livre sur Barbara, se retrouve presque au mot près dans ce livre-ci. Je sais bien qu’il n’y a pas cinquante manières de raconter la même chose. Un peu d’effort, tout de même… Les lecteurs ne sont pas idiots, surtout lorsqu’ils connaissent la chanson. Il y a des choses qui ne se font pas.

Par ailleurs, la partie autobiographique est évidemment la même que celle qu’on pouvait lire dans le livre de souvenirs paru en 1987. Évidemment, sa vie n’a pas changé, au moins jusqu’à cette date, car ce qui vient ensuite, forcément, est nouveau. Là encore, il fallait dire autrement les mêmes choses. C’est ça, écrire… Pas accumuler les anecdotes – et Dieu sait s’il y en a , et beaucoup, et trop, dans ce livre ! Et éviter les redondances : certaines choses sont répétées un nombre incalculable de fois.

On aura compris que je suis plutôt déçu parce que ce livre qui était attendu est un non-livre : pas écrit, pas composé, pas mis en forme. Disons que les cinquante dernières pages (environ) sont les plus intéressantes.

mercredi, 21 mai 2008

UN TRIOMPHE

Un triomphe à l’Olympia devant une salle comble qui ne voulait pas la laisser partir. On a vu la Belle véritablement émue et heureuse, après son récital au piano couvert de belles lumières et fleuri d’un son excellent, lorsque le public, debout à plusieurs reprises, la rappelait à l’infini. Menue dans son habit noir et son corsage blanc devant un Steinway camarade, elle a interprété vingt-deux chansons.

Cela dit, qu’est-ce qu’un spectacle d’un soir ? Que cela signifie-t-il ? On parlait de fêter son premier Olympia (1978) mais il n’y en eut pas d’autre, alors pourquoi parler de « premier » ? On parlait de « trente ans de chansons », mais elle chante depuis près de quarante. Trente ans, c’était le « premier » Olympia. Tout cela est un peu dissonant.

Un spectacle d’un seul soir, c’est à la fois la première, la dernière et les soirées intermédiaires. Or, le public des premières, des dernières et des soirées intermédiaires n’est pas le même. Cette fois, quand on aura dit que se tenaient, dans la salle, Isabelle Mayereau, Françoise Mallet-Joris, Serge Lama, Marthe Villalonga, Aznavour, Annie Cordy, Nicole Croisille, Anny Duperey, Micheline Dax, le photographe Alain Marouani et l’éditeur Jean-Daniel Belfond, on ajoutera qu’une grande partie du public était invitée et que, par conséquent, ce n’était pas aussi vrai qu’un public payant. La Belle le sait bien, elle évoque cette question dans son livre dont je parlerai quand j’aurai fini de le lire. Le public payant, cela dit, n’avait pas droit au programme. Certes, pour un seul soir, les théâtres n’éditent pas de programme : ils ne peuvent pas vendre le lendemain ce qui n’a pas été acheté la veille. Là, il y en avait un… réservé aux invités. Tant pis pour nous, donc : je voulais le scanner et l’envoyer à notre amie Pattypat pour qu’elle le mette en ligne sur le site autorisé, mais bernique. J’espère que quelqu’un pourra le lui faire parvenir. À la fin du récital, les invités en question se glissent vers les coulisses gardées par le vigile de service. Le public s’en va, ou plutôt essaie de s’en aller parce que la sortie principale est condamnée pour un cocktail qu’on est en train d’installer : des fois qu’on irait voler un jus de fruit. Après un long moment, on évacue donc le public par la sortie qui donne dans la petite rue d’à côté.

Bien sûr, ce n’est pas la Belle qui est responsable de cela. Mais si jamais ce billet lui tombait sous les yeux ou si on lui en rapportait la teneur, il faudrait qu’elle comprenne que c’est à elle que nuit ce genre de comportement, parce que le public transfère toujours : il vient entendre une artiste et pense – même inconsciemment – que c’est l’artiste qui dicte toute l’organisation. S’il en a assez d’être le cochon de payant, celui qui loue son fauteuil dix mois à l’avance, le paie cher, organise sa journée pour être à l’heure, paie l’ouvreuse, n’a pas droit au programme et est viré comme un indésirable lorsque, le spectacle terminé, il n’y a plus un euro à lui soutirer, il va avoir tendance à en accuser l’artiste. Un tel comportement n’est pas un service à rendre à la chanteuse.

Vingt-deux chansons, c’est l’équivalent d’un CD, un peu moins de deux 33-tours. Pour célébrer « trente » ans de chansons, ça fait un peu figure de service minimum, comme on dit beaucoup en ce moment. Enfin, c’était très bien quand même. La Belle a interprété : Comme les princes travestis, Jardin secret, Les Petits dieux de la maison, Les Bigoudis, La Petite écriture grise, Tu m’chavires, Un pas de plus, La Brinvilliers, L’Âme à la vague, Wolfgang et moi, Trans-Europ-Express, Nous nous plûmes, Un peu d’angoisse et de café, Quand nous serons amis, Berlin des années 20, Où est-ce qu’on les enterre ?, L’Enfant et la mouche, Classé X, La Parisienne, Dis, quand reviendras-tu ? Une autre lumière, Elle vendait des p’tits gâteaux.

Une erreur magistrale : présenter Un peu d’angoisse et de café, une de ses plus bouleversantes chansons, par une histoire drôle et une attitude comique. Elle l’a immédiatement payée, cette erreur, d’une déconcentration ; elle ne trouvait plus le ton juste. Elle l’a reconnu elle-même : « C’est parce que je vous ai fait rire ». Eh oui, il ne fallait pas. Elle ne recommencera pas, j’espère. Autre chose : il y a eu un enregistrement public. Quand on fête « trente » ans de chansons en un seul soir avec une prise directe, on fait l’effort de mettre au programme au moins une chanson nouvelle, pour marquer le coup. Au lieu de lui organiser des soirées majoritairement pour invités, on ferait mieux de lui donner ce genre de conseil d’ordre réellement artistique.

Le spectacle était présenté par Dave, ce qui était parfaitement inutile. Il est vrai que Dave est l’autre artiste dont s’occupe le même agent… À force d’accumuler les erreurs de ce genre, on peut esquinter un récital. Heureusement, Françoise Mallet-Joris a été longuement et chaleureusement applaudie, et la Belle a assez d’émotion dans le cœur pour se sortir de ces embrouilles stupides. 

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dimanche, 11 mai 2008

UN EXTRAIT POUR PATIENTER

Le livre de Marie-Paule Belle n’est pas encore en librairie, mais cela ne saurait tarder. En attendant, il est possible d’en lire un extrait sur le catalogue en ligne de l’éditeur. Il suffit de cliquer ici, d’aller au bas de la page et de cliquer encore sur « Lire un chapitre ». Encore une fois, ce blog fait tout pour vous faciliter l’existence. Décidément ! Vous n’avez plus qu’à lire.

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mardi, 29 avril 2008

DANS L’ACTUALITÉ

Eh eh, ça s’agite enfin du côté de la Belle. Le livre chez l’Archipel va paraître… Elle passe à la télévision pour chanter La Parisienne et on peut la voir et l’entendre sur une page My Space (lien dans la colonne de gauche), elle est dans une forme terrible. Il y a des nouveautés sur le site de l’INA (mais si, vous savez bien, le lien est lui aussi dans la colonne de gauche). Un DVD de Numéro 1 va sortir. Et l’Olympia n’a jamais été si proche, on y arrive, vous pouvez commencer à chercher une place de parking boulevard des Capucines.

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mardi, 08 avril 2008

TRENTE ANS PLUS TARD

À quelques semaines du spectacle de l’Olympia – une soirée unique, c’est peu – je retrouve, dans mon journal de l’année 1978, ces quelques passages qu’âgé de vingt-six ans, je notais alors sur une Marie-Paule Belle dont la carrière était en plein essor. Le mois prochain, à cinquante-six ans, j’irai à l’Olympia.

26 mars 1978 – trop courte apparition de Marie-Paule Belle aux Rendez-vous du dimanche. Une révélation, cette fille ! Dommage qu’elle n’ait fait jusqu’à présent que le Théâtre de la Ville dans des spectacles d’une heure et aussi quelques tournées en banlieue. Je ne l’ai toujours pas vue sur scène, d’ailleurs. Elle ne doit pas être encore à même de faire un récital complet. C’est bien dommage, quelle fille ! Et quels textes ! Oui, je sais, c’est du Mallet-Joris mais la musique est d’elle et ne le cède en rien aux paroles. Vraiment très bien. À suivre. À voir au plus vite sur scène.

29 mars 1978 – Acheté un disque de Marie-Paule Belle, décidément une grande chanteuse.

6 avril 1978 – Acheté aujourd’hui un disque de Marie-Paule Belle.

7 mai 1978 – Acheté hier le dernier disque qu’il me manquait de Marie-Paule Belle, toujours très bonne.

24 septembre 1978 – Marie-Paule Belle à l’Olympia, début octobre. J’aimerais ne pas y aller seul, je verrai. Son premier Olympia, je pense. Qui la consacre, si c’est le cas. Fini le Théâtre de la Ville. Début des grandes scènes ? J’en parlais il y a quelques mois, dans ce journal.

7 octobre 1978 – Aimerais voir Marie-Paule Belle à l’Olympia. 

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dimanche, 16 mars 2008

INFORMATION... INFORMATION... INFORMATION...

900882072.2.jpgParution aux éditions L’Archipel du livre de Marie-Paule Belle, Ma vie.com, le 30 avril prochain. Bien entendu, il en sera rendu compte ici, dès que possible.

En attendant, voici comment le catalogue de l’éditeur présente l’ouvrage :

« Marie-paule Belle, Ma vie.com, confessions en forme d’e-mails.

L’ordinateur de Marie-Paule tournait en rond ! Afin de reconnecter les fils de sa mémoire, elle adresse des mails à ceux qui marquèrent sa carrière, son enfance, ses amours...

Dans une succession d’apostrophes à Barbara, Brel, Wiliam Sheller, Anny Duperey (qui lui répond ! ), en passant par ses auteurs de prédilection Françoise Mallet-Joris et Michel Grisolia, elle se dévoile. Elle évoque sa vision du métier et du monde, au gré de ses états d’âme et de ses passions. On découvre notamment les lettres adressées par la chanteuse enfant à sa mère, mais aussi les anecdotes qui ont donné naissance à ses chansons ».

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jeudi, 28 février 2008

BOULEVARD DES CAPUCINES À PARIS

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Je relaie l’information donnée par Pattypat. Voici l’affiche de l’Olympia 2008. Elle est enfin apparue sur le site officiel du music-hall.

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mardi, 01 janvier 2008

BONNE ANNÉE

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Bonne année à la Belle et à ceux qui l’aiment, en leur rappelant que 2008 verra la parution d’un livre et le spectacle de l’Olympia.

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jeudi, 13 décembre 2007

DES IMAGES EN SCÈNE RÉCENTES

Sur You Tube, trois vidéos damateurs montrent la Belle dans un récent spectacle collectif consacré à Barbara pour le dixième anniversaire de sa disparition. On peut entendre Dis, quand reviendras-tu ?, Gare de Lyon et Si la photo est bonne. Ce n’est pas d’une haute qualité technique, mais c’est très beau quand même et puis, cela nous montre Marie-Paule Belle aujourd’hui, ce qui n’est pas rien. En attendant l’Olympia au mois de mai, qui est encore loin…

En prime, quelques images dun chanteur qui se définit lui-même ainsi : « Alvaro à Paris. Montmartre. Artiste, musicien, intermittent, glandouilleur professionnel » interprétant L’Enfant et la mouche. Une voix d’homme chantant des chansons de femme, c’est vocalement étonnant, mais c’est aussi très bien.

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mercredi, 28 novembre 2007

TOUT RÉCEMMENT

c3bfe85d9788411f558321db520af6e9.jpgJe viens de trouver sur internet un rapide compte rendu du spectacle donné à l’auditorium de Villefranche-sur-Saône, le 18 septembre 2007. Avec une photographie de ce soir-là, qui nous montre la Belle retrouvant enfin sa coiffure. On ne cachera pas ici que l’on préfère les cheveux longs et que, par conséquent, on n’est pas mécontent…

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lundi, 29 octobre 2007

L’ÂGE QUI VIENT

On trouve parfois chez la Belle une obsession du vieillissement. Cela commence par l’observation des autres dames, celles qui vont chez le coiffeur. La coiffeuse se dit : « Un’ boucle un trou sont-elle(s) heureuses / Dans cette sécurité creuse / Même leurs amants sont prévus / Toujours pressés mais jamais nus ». C’est terrible, vraiment, de deviner ainsi, rien qu’en les voyant arriver, qu’« ell’s n’attend’nt plus rien de la vie / Un homme et des économies / Un peu de laque sur le tout ». Et la coiffeuse, fer et brosse en mains, n’a même pas besoin de demander si ce sera comme d’habitude, puisque ce sera, elle le sait et ça l’agace, « Pour toujours la mêm’ permanente / Ennuyeusement élégante ». Eh oui, ce n’est guère enviable et pourtant, les soirs d’automne sans doute, lorsqu’éternellement le ciel se déchire, la coiffeuse trop lucide s’avoue : « Pourtant j’ai des économies / Je n’sais pas quoi faire de ma vie / Un peu de cafard sur le tout ». Oui… On ne peut pas se moquer des autres très longtemps. Ni même, d’ailleurs, se poser trop de questions à leur sujet car, durant ce temps, la vie nous rattrape : « Et je finirai bien comme elles / J’finirai par les trouver belles », s’avoue la coiffeuse. L’encore jeune coiffeuse…

L’encore jeune coiffeuse qui ne se fait aucune illusion et, au bout du compte, se prend à désirer être comme elles, libres de leur temps et ayant débarqué leurs soucis au port de l’indifférence calme : « Ell’s n’ont jamais peur de perdre leur temps / Devant l’église ell’s s’arrêt’nt sans entrer / Parce qu’ell’s n’ont plus rien à demander ». Bien sûr, si l’on n’attend plus rien, c’est plus reposant, c’est facile, et les voilà « émues par un chat un bébé / Les vieill’s dam’s à qui je veux ressembler ». Alors naît le désir d’être au bout, et monte le chant de l’incantation finale : « Vieille / Si déjà je pouvais être vieille / Pour qu’enfin ma douleur s’ensommeille / Vieille / Pour que le vent de la nuit balaie / Les soucis les erreurs de la veille / Vieille / C’est vers le soir que l’on s’émerveille / Mais je n’en suis encore qu’à midi ». On dirait qu’elle le regrette, ce midi qui paraît s’attarder inconsidérément : « Sur mon visag’ que lira-t-on demain / Peut-on garder l’amour sans le chagrin ».

Et puis, une fois vieille ou en glissade consentante sur la pente qui y mène, on sait mieux qui est qui et ce qu’on peut attendre : « À toi j’dis des choses / Que j’dis pas aux autres / À toi j’peux parler / Comm’ quand j’suis tout’ seule / Pour toi j’mont’ les marches / Mêm’ si ell’s sont hautes / Mêm’ si à la fin / J’dois m’casser la gueule ». Faut-il que l’autre mérite enfin ces risques et cette abnégation ! Il faut dire que, certainement, on sait ce qu’on fait, on a payé cher cette connaissance, cette assurance : « Je ne suis bien qu’avec toi / Et les autres me font plus rire / Si t’es loin j’suis mal ça s’voit / Et j’ai plus envie d’sortir / C’est pas d’l’amour mais c’est mieux / Ça rest’ra quand on s’ra vieux ». La connaissance et la complicité se mesurent au silence lorsqu’il ne gêne pas, au silence qui est une langue : « Je ne suis bien qu’avec toi / Mêm’ si l’on a rien à s’dire / J’ai besoin qu’tu sois près de moi / Lorsqu’un autre me fait souffrir ». Oui, certes, « C’est pas d’l’amour mais c’est mieux » et, on le sait vraiment avec les années, « Ça rest’ra quand on s’ra vieux ».

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vendredi, 26 octobre 2007

DIFFICILE D’AIMER

L’amour ne fait pas de vieux os dans les chansons de Marie-Paule Belle. En tout cas, il ne se vit jamais facilement. La lucidité et l’inquiétude féminine commandent : « Être ensemble / C’est facile / Tout peut arriver / Être ensemble / C’est fragile / Tout peut se briser ». Mais il semble que seule la femme soit consciente de cela puisqu’il faut sans cesse dire à l’homme qui vit la tête dans les nuages : « Débranche ton soleil / Au moins un jour sur deux (…) / Le bonheur va plus loin que nous deux ». Seulement voilà, il ne comprend rien, cet imbécile. Alors, que faut-il faire ? La femme se demande : « J’veux être une garce / On doit pouvoir y arriver / J’veux être une garce / Puisqu’il faut ça pour être aimée » et elle se force à l’être, enfin, à essayer. À tenter de l’être. C’est faux, d’ailleurs, les hommes n’aiment pas les garces. Ce sont les femmes qui l’imaginent. Alors ? C’est simple, pourtant : « Les combats les voyages / Ça doit se vivre à deux / Je vivrai tes orages / Pour te comprendre mieux / Parce que je te ressemble / J’irai du même pas / L’amour se vit ensemble / Je ne t’attendrai pas ». Rien à faire, le type est sourd, alors, tant pis pour lui. Pourtant, les rêves étaient beaux, au départ, mais à présent, pense-t-elle : « Je n’t’attends plus il est trop tard / Pour dévier le cours de l’histoire ». Tant pis pour lui, vraiment, il n’avait qu’à ouvrir les yeux. Et à présent, il ne comprend pas, il ne comprend rien, une fois de plus. Il semble s’étonner de ce qui, depuis longtemps, lui pendait au nez. Elle s’agace : « Il n’y a rien à comprendre (…) / Et je n’ai fait que t’attendre / Pour te découvrir trop tard ». Seule la femme savait que « Même quand le ciel est dégagé / Qui peut parler d’éternité / L’amour explose et tout à coup / Tout part dans un torrent de boue ».

Cependant, il arrive – c’est rare – que ce soit lui qui ne veuille plus poursuivre, épisode après épisode, le récit commun : « De la fin de notre histoire / Ce fut lui qui décida / D’un sourire méritoire / Je sus cacher mon émoi ». La femme a d’autant plus de courage, alors, que tout s’écroule et la rend muette : « Que tu ne m’aimes plus / Je ne peux pas le croire / C’est comme si le jour / Ne s’était pas levé / Comme si le rosier / Fleurissait en décembre / Comme si notre chambre / Débouchait sur un quai ». Rien à faire, au bout du quai en question, debout, les yeux traînant dans les reflets idiots qui vont sans rien savoir, elle pense : « Tu parles déjà de moi à l’imparfait / Ils conjuguaient nos noms l’été dernier ». Ce doit être la faute de l’autre, l’autre femme, puisqu’il paraît – il paraît – que les hommes ne partent jamais seuls : « Elle t’a changé tu sais / Tu es content tu t’écout’s parler / Moi qui t’aimais je n’comprends pas / Tu es dev’nu si différent de moi ». Bah, c’est terrible, il n’y a pas d’espérance possible : « Quand tout ira bien quand nous serons amis / Sans plus de mensonge sans plus de jalousie / Enfin la confiance enfin l’indulgence / Notre amour sera fini ».

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jeudi, 25 octobre 2007

TOURNE LE DISQUE

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Tant que pourra tourner le temps, il y aura la Belle au coin du disque.
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mardi, 02 octobre 2007

TOUCHANT

Alain Wodrascka vient de faire paraître Barbara, parfums de femme en noir, le énième ouvrage consacré à Barbara et le second, déjà, pour le dixième anniversaire de sa mort. Ce livre comprend entre autres un témoignage de Marie-Paule Belle, qui ne dit rien que l’on ne sache déjà sur le sujet. Ce qui est émouvant, c’est de sentir la timidité de la Belle vis-à-vis de son illustre aînée, et sa réserve quand elle évoque leur amitié qui a tourné court, Barbara étant décédée avant qu’elles aient réellement pu se connaître.

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samedi, 29 septembre 2007

EN ATTENTE

Eh bien, nous attendons. Nous attendons la parution d’un livre au printemps et la soirée olympienne au mois de mai. De l’un comme de l’autre, il sera évidemment rendu compte ici, en détail. Tout ça est encore loin, de l’autre côté du temps froid à venir, mais « le soleil de [s]a voix n’aura pas d’hiver ».

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Et puis, on peut toujours, par fidélité, acheter une belle affiche, évidemment devenue rare, sur E-Belle. Allez la voir en un clic, elle en vaut la peine.

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mardi, 25 septembre 2007

SUR E-BELLE

b2c3b336d2e5ba0d2448c53557396d8f.jpgPour ceux que cela peut intéresser, je signale un programme de la Belle au Théâtre des Variétés (1980), en vente sur E-Bay. Fin : le 27 septembre à 22 h 47.

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lundi, 17 septembre 2007

UN PORTRAIT

J’ai trouvé un beau portrait de la Belle sur internet, non daté malheureusement mais enfin, elle était blonde, ça situe un peu la période… C’est une image de Jean Derou. En prime, je signale de nouveaux extraits sur le site de l’INA (lien dans la colonne de gauche).

 

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vendredi, 31 août 2007

RÉPUGNANT

Sur Ebay, on vend un billet de spectacle datant de 1995, ainsi dédicacé par la Belle : « Merci Myriam d’être fidèle ». Nous saurons donc désormais que la fidélité a un prix : elle coûte un euro quatre-vingt dix-neuf. Pas étonnant qu’en ces temps, on en fasse bon marché.

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samedi, 28 juillet 2007

BELLE EN SCÈNE

Notre amie Pattypat me communique une nouvelle d’importance. La Belle passera à l’Olympia, à Paris, le 20 mai 2008. Une seule soirée… Il faut donc se dépêcher. Les places sont en vente en ligne, sur le site de la salle :

http://www.olympiahall.com/spectacles.asp

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dimanche, 15 juillet 2007

LES GRANDES VACANCES

Voici le temps joli, les jours heureux, le départ pour la campagne. On reviendra en septembre évoquer la Belle si vous êtes toujours là, si vous le voulez bien. Pensez à elle, très fort, en attendant. Ne laissez pas fondre votre admiration sous le soleil dété. Amicalement à tous.

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vendredi, 06 juillet 2007

ENCORE QUELQUES IMAGES

Un clip tourné au cimetière du Père-Lachaise à Paris vous permettra d’entendre Mais où est-ce qu’on les enterre ? et, s’il vous reste un gros doigt d’indulgence, vous pourrez écouter une version massacrée de Wolfgang et moi par une interprète ridicule. On commence. Chut, c’est par là.

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jeudi, 05 juillet 2007

ENCORE ET TOUJOURS L’INA

L’émission Numéro 1 du 19 mars 1977, dont nous avons déjà parlé plusieurs fois, vient d’être ajoutée sur le site de l’INA (le lien figure toujours dans la colonne de gauche). L’émission, l’a-t-on assez dit, a été rediffusée en avril dernier sur Télé-Mélody. Depuis, l’INA la proposait saucissonnée. À présent, elle est disponible dans son intégralité pour quatre euros.

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mercredi, 04 juillet 2007

LA PROCHAINE SAISON

Je pense que vous l’avez tous lu, déjà, chez notre amie Pattypat. Si ce n’est déjà fait, voici quatre dates de spectacles de la Belle, pour la prochaine saison.

18 septembre, Villefranche-sur-Saône.df4ef0db9372efd80124b40004a5222b.jpg

22 novembre, Harnes.

23 novembre, Paris (salle Gaveau).

1er décembre, Drancy.

Vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas.

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vendredi, 29 juin 2007

CHER COFFRET

Le coffret de trois CD publié par Sélection du Reader’s Digest, compilation comprenant des titres rares (pas tous, malheureusement) et inédits est en vente sur le site de Télé-Mélody pour la somme de… 138 euros (plus le port, bien entendu). En ce qui me concerne, ce ne sera pas encore pour cette fois. Même aux enchères sur E-Bay, il n’avait pas atteint ce prix.

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mardi, 19 juin 2007

LA BELLE CHANTE LA VIE

Encore des images… Si on veut, décidément, on peut la voir, cette Belle ! On peut l’entendre chanter La Chanson de la vie d’Alice Dona, un chant à plusieurs voix féminines pour l’association caritative Care-France. En 1985, Alice Dona contacte des chanteuses pour leur demander de participer. Le 12 octobre, Catherine Lara, Barbara, Viviane Reed, Nicole Croisille, Sheila, Dorothée, Julie, Michèle Torr, Alice Dona, Bibie, Linda de Suza, Isabelle Aubret, Rika Zaraï, Jeane Manson, Marie-Paule Belle, Isabelle Mayereau, Marie Myriam, Nicoletta, Jane Birkin, Nathalie Lhermitte, Stone, Claire d’Asta, Milva, Ginette Reno, Maria d’Apparecida enregistrent et, au début de 1986, paraît un maxi 45-tours. Les chanteuses se produisent ensuite à la télévision. À l’écran, la Belle n’est pas la plus visible, mais elle est bien là. Alors, il vous reste bien cinq minutes et cinquante-six secondes ? Vous cliquez ?

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ET TOUJOURS L’INA

Un trentième document vient d’être ajouté aux archives télévisuelles, il s’agit d’un Numéro 1 Serge Lama, du 5 février 1977. Marie-Paule Belle est annoncée et figure au générique de fin... mais on ne la voit pas. fcaab7da32c7476d723fda8c0c63b466.jpgOr, à la fin, Lama danse avec toutes les femmes qui ont participé à l’émission, dont la Belle. Le générique de fin mentionne la chanson Je veux pleurer comme Soraya. Donc, l’émission n’est pas complète, tout simplement. Ne vous faites pas prendre : l’achat de l’émission coûte quatre euros, ce qui ne serait absolument rien si l’on voyait notre Belle, mais c’est un peu cher pour ne pas la voir, sinon faire trois pas de danse avec Lama...

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vendredi, 08 juin 2007

ENCORE L’INA

Je ne croyais pas si bien dire, l’autre jour, quand j’espérais des nouveautés sur le site de l’INA. Il y avait neuf extraits avant-hier, il y en a vingt-neuf aujourd’hui. a37c72a4939dc76d6c19b2981b2165f0.jpgIl s’agit de l’émission Numéro 1 de 1977 dont il a déjà été question, présentée ici en morceaux, mais aussi de fragments d’un Numéro 1 de 1978. Pas mal de choses à voir : le lien est dans la colonne de gauche.

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mercredi, 06 juin 2007

D’AUTRES CHANSONS

Dans l’anthologie publiée chez Seghers en 1987, on a vu que figuraient un certain nombre d’inédits qui le sont restés, la Belle ne les ayant pas repris dans les disques qu’elle a enregistrés par la suite. On compte ainsi Saugrenu, Antinéa, Berceuse pour une voiture, Beyrouth, Châteaux de cartes, L’Oiseau gris, La Dame du vestiaire, Le Métro aérien, Un jour une semaine, c’est-à-dire l’équivalent d’un 33-tours, d’un court CD.

Ces chansons qu’on découvrira peut-être un jour se rattachent sans faillir aux « familles » qu’on a pu distinguer dans toutes les précédentes. Elles s’inscrivent dans les répertoires qui sont constamment ceux de Marie-Paule Belle depuis ses débuts.1af0352ade0be04ec1b0c51da380cc6a.jpg L’inquiétude féminine (une amoureuse « saugrenue » se voit, dans les yeux de son amant, reine de Saba, sultane, Mélusine), le sentiment ancien d’une amoureuse patiente (Antinéa), la présence du père dans l’enfance (Berceuse pour une voiture dit le rassurement à travers « le dos puissant de ton père »), la guerre (Beyrouth et les combats empêchent cet homme et cette femme, « Toi Mohamed et moi Sarah », de s’aimer), l’habitude de la cohabitation amoureuse dont on ne sait si elle freine ou aide à vivre (Châteaux de cartes), le départ précoce de celui à qui l’on voulait seulement montrer L’Oiseau gris, la femme oubliée qui murmure dans sa méditation (La Dame du vestiaire), le départ par le rêve et l’imaginaire dans Le Métro aérien, la durée de l’amour qu’on ne maîtrise jamais (Un jour une semaine), ne nous disent pas autre chose, finalement, que Je veux être une garce, Un peu chameau, un peu sultane, Quarante-deux colonnes corinthiennes, Compiègne, Ça restera quand on sera vieux, L’Homme volant, La Petite écriture grise ou bien encore toutes ces autres chansons qui ont établi l’univers de la Belle, son petit monde aux personnages constants, ses frayeurs cachées sous le rire et sa fragilité maquillée en virtuosité artistique.

Ce sont des chansons de femme, écrites par et pour une femme.d2577ba9f3a82fe429761087f458e8b1.jpg Grisolia a certes participé à trois d’entre elles (Saugrenu, Le Métro aérien et Un jour une semaine) mais toutes les autres sont signées Françoise Mallet-Joris avec, comme on le sait, l’intervention de la chanteuse elle-même, d’où naît une alchimie parfaite.

Je rappelle que ce livre épuisé se trouve très facilement chez Price Minister, par exemple.

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TOUJOURS L’INA

Pour que la vie vous soit facile, j’ai mis en lien, dans la colonne de gauche, le site de l’INA où l’on peut voir la Belle dans les archives de la télévision. Il suffit de cliquer, je sais, c’est dur, mais vous saurez sûrement faire cet effort. De temps en temps, il faudra regarder si le maître archiviste de l’INA n’a pas décidé de nous gratifier de nouveaux extraits.fe56150433a3803c25c8b195ecb3ad15.gif

En effet, ce site est régulièrement augmenté de documents nouveaux mais cela n’est pas signalé. Il faut le vérifier. Je ne sais pas selon quels critères est prise la décision de mettre en ligne des nouveautés. Je ne serais pas étonné que le taux de fréquentation et celui de requêtes concernant tel ou tel sujet soit la règle. Autrement dit, plus vous cliquerez, plus le grand sorcier de l’INA se dira qu’on demande beaucoup la Belle et plus on aura de chances qu’il aille fouiller dans ses trésors. Mais bien sûr, il doit être prévu un système qui ne compte qu’un clic toutes les ixe heures, ou quelque chose comme ça. Alors, cliquez à partir d’ordinateurs différents, si vous le pouvez : chez vous, à votre travail, chez des amis… Et faites cliquer autour de vous. Hauts les cœurs.

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vendredi, 01 juin 2007

AUTRES TEMPS

Je continue à chercher des informations curieuses sur la Toile (197. 000 réponses proposées par Google à la requête « Marie-Paule Belle »). En dehors des allusions multiples à La Parisienne, si nombreuses qu’on s’en arracherait les cheveux, on trouve de très fréquentes occurrences concernant des chanteurs inconnus qui ne manquent pas de rappeler qu’ils ont un jour « fait » la première partie de la Belle, ici ou là. Pour servir de référence, elle est toujours là.

Pour le reste, quand elle chante à Chaville le 11 mars 2006, il en résulte ceci, trouvé sur un site associatif des Hauts-de-Seine :

« 11 mars : spectacle de Marie-Paule Belle a malheureusement été déficitaire car 261 places seulement ont été vendues. Recette de 6240 euros ne couvre pas les frais de plateau de 6551 euros soit une perte de 311 euros avant facturation de la SACEM ».

C’est le genre d’information – malheureusement exacte – qui me fait mal au cœur, au ventre, enfin, mal où vous voudrez. Faut-il rappeler que, du 3 au 15 octobre 1978, la Belle était en vedette à l’Olympia, soit deux mille personnes par représentation ?

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mercredi, 30 mai 2007

DE LIENS EN ÉCHOS

En-dehors des trois liens qui figurent dans la colonne de gauche (Pattypat, Alfred et Lewis qui l’ont eux aussi lié), et de Ron l’infirmier qui le lie également dans le billet dont je parlais dans la note précédente, ce modeste blog est à présent référencé par Ramdam et Que sont-ils devenus ? J’attends encore les réponses de Celebrinet et d’Etula. Poursuivons…

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(Photo Jean-Marc Robbiani, Onex, 14-15 février 2006)

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BELLE ENTOILÉE

Encore deux présences sur la Toile. Ron l’infirmier sur son blog, 8bcf5e5772efe5d93be49096b6cb7f4e.gifet Ron l’infirmier encore, sur le blog Filles sourires (celui-là, en anglais). Puisse ce collier de tendresse se nouer au cou de la Belle.

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lundi, 28 mai 2007

EN FURETANT

Encore une présence glanée sur la Toile avec, en prime, un commentaire de notre amie Pattypat.

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mercredi, 23 mai 2007

ENCORE QUELQUES MOTS

Je poursuis régulièrement la mise à jour de la discographie. J’ai présenté le beau 45-tours de 1983.

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mardi, 22 mai 2007

TOUJOURS SUR LA TOILE

Encore une vidéo.

Pas forcément très réussi, L’Œuf… dans un spectacle de transformistes donné dans un club gay privé de Poitiers. On trouve tout sur la Toile, disais-je.

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SI VOUS OSEZ

Si vous n’avez peur de rien et pensez posséder assez de souffle pour cela, vous pouvez essayer de chanter La Parisienne ou Les Petits patelins… en karaoké. On trouve vraiment tout sur la Toile.

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lundi, 21 mai 2007

EXCEPTIONNELLEMENT ORIGINALE

« Musicienne surtout, elle travaille sur ses chansons en compagnie de deux auteurs de classe, ses amis Françoise Mallet-Joris et Michel Grisolia. À eux trois ils ont créé ce personnage exceptionnellement original qui est Marie-Paule Belle », peut-on lire sur la couverture du volume consacré à la Belle chez Seghers, en 1987.

Je pense aussi qu’elle est exceptionnellement originale. Mais comme il n’est pas interdit de réfléchir, même au printemps, on peut se demander en quoi elle l’est. L’étiquette stupide de fantaisiste ou de chanteuse « rigolote » qui lui a trop collé à la peau a fait qu’on a pu oublier qu’elle051cb2ef8f46cfe95be4ce5a04eedada.gif était aussi une chanteuse à texte avec, notamment, un répertoire social. Elle est encore l’interprète de chansons « du répertoire français », comme on dit, auquel elle a consacré un disque en 1982. Elle est une chanteuse souvent nostalgique, évoquant l’enfance et, cent fois, les amours déçues. Toutes ces œuvres sont et demeurent des chansons de femme, c’est-à-dire qu’elles portent sur les choses un regard à la fois très lucide, tendre, courageux et découragé, espérant, plein de force, attristé, toujours intime. Pour les habiller, elle écrit des musiques très talentueuses, jamais identiques et cependant marquées de son empreinte : on sait, à les entendre, qui les a composées. Elles sont souvent dansantes, mais pas toujours. Lorsqu’elles le sont, elles empruntent à tous les rythmes, toutes les influences. Elles pastichent parfois des opérettes ou des airs célèbres. Ses auteurs favoris ayant toujours accepté de modifier leurs textes en fonction de ses partitions, elle a pu écrire ce qu’elle désirait vraiment et participer entièrement au processus d’écriture de ses chansons. Vocalement, elle est sans pareille aussi, avec ses envolées fréquentes au refrain, ses alternances d’aigus (ô combien) et de souffle chaud. C’est la fusion de ces éléments qui nous a donné, pour des moments de bonheur, notre Belle à nous.

Depuis, elle nous a montré qu’elle était aussi comédienne. Au théâtre où, malheureusement, je ne l’ai pas (encore) vue et à la télévision, dans une série où elle n’avait hélas qu’un second rôle, certes  important dans l’histoire. Elle était très convaincante et l’on aimerait la voir tenir un premier rôle. Pourquoi pas ?

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dimanche, 20 mai 2007

LA BELLE ET SON TEMPS

medium_19t.gifIl n’existe pas de production artistique indépendante de l’époque de sa création. Il n’existe pas d’œuvre totalement détachée d’un contexte socio-culturel, d’un contexte économique, d’un contexte politique.

Comme on le sait, la fin (ou le début de la fin) des « trente glorieuses » se situe lors de la crise pétrolière de 1973 qui a touché l’économie occidentale : chômage, montée de la droite et de l’extrême-droite. Personne alors ne se doutait que tout cela s’éterniserait. Il fallut arriver environ au milieu des années 80 pour comprendre combien les problèmes étaient ancrés et allaient durer encore longtemps.

Or, 1973, c’est justement le moment où notre Belle publie son premier 33-tours. Elle avait donné auparavant quelques 45-tours, certes, mais elle ouvre désormais une carrière solide – un album complet – cette année-là.

Son second 33-tours paraît en 1974, l’année de l’élection de Giscard. En 1976, son immense succès La Parisienne, compris dans le troisième 33-tours, correspond à la démission de Chirac de son poste de Premier ministre, la fondation du RPR comme machine à prendre l’Élysée, l’arrivée de Raymond Barre et la politique de rigueur.

En 1981, la Belle soutient François Mitterrand et change de maison de disques. Dans les années qui suivent, commence la concentration des maisons de production phonographique et des maisons d’édition. Progressivement, jusqu’à aboutir à la situation artistiquement catastrophique que nous connaissons depuis quelque temps, les maisons en question étant à présent dirigées par des imbéciles incultes et incompétents. Et c’est dans les années 80 – sans que, forcément, ceci ait un rapport avec cela (mais il est impossible que cela n’en ait pas du tout) – que, petit à petit, la si riche carrière de la Belle commence à marquer le pas. Et c’est pour cela qu’une artiste pleine de talent, qui n’a en réalité jamais cessé de chanter, se retrouve maintenant sans éditeur attitré et étiquetée comme j’ai pu le lire dans des articles idiots : « très marquée seventies ». Avez-vous déjà lu quelque chose de plus bête ?

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jeudi, 17 mai 2007

CRAYON

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mercredi, 16 mai 2007

ENCORE QUELQUES IMAGES

Il faut décidément parcourir sans lassitude les coulisses d’internet. On peut toujours y trouver des choses nouvelles ou, plus précisément, des choses anciennes qui ne cessent d’être neuves à nos cœurs. On peut même dénicher un extrait des Rendez-vous du dimancheSheila et la Belle chantent La Parisienne. C’était hier matin, le 26 mars 1978.

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mardi, 15 mai 2007

UNE NOUVELLE CATÉGORIE

Dans une nouvelle catégorie que je viens de créer, intitulée « Gloses », j’ai regroupé les quelques notes, rédigées jusqu’à présent, dans lesquelles je commente le répertoire de la Belle en fonction de tel ou tel aspect (Écrire, téléphoner, L’enfance, Le répertoire social). Cette catégorie accueillera à l’avenir les textes qui relèveront de ce registre.

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dimanche, 13 mai 2007

LE RÉPERTOIRE SOCIAL

Étiquetée « chanteuse rigolote », notre Belle a cependant un répertoire social, historique, humain. On dit souvent « chansons engagées », alors que l’artiste est engagé par définition. L’artiste est engagé ou n’est pas.

En 1979, elle enregistre sa plus ancienne chanson dans ce registre, Berlin des années 20 : la montée du nazisme. Il ne s’agit pas d’un éditorial comme c’est le cas des mauvaises chansons « engagées », mais d’une œuvre artistique véritable parce qu’elle est bien écrite et que la musique, comme toujours, est talentueuse et inventive. « Les femmes avaient des cravates / Et tous les hommes étaient maquillés / On voyait des acrobates / Et ils étaient déséquilibrés / On buvait de la fumée / Comme on fumait des idées / Pianos déglingués / Rythmant des baisers / Dépourvus d’identité ». Si l’on a vu Les Damnés de Visconti, c’est un peu cela. Des instantanés saisissants, des photographies en noir et blanc : « Sur les vitres la buée / Laissait l’avenir caché / Chanteuse d’un soir / Tu n’as pas su voir / Plus loin que le coin du bar ».

La même année, d’allégorie en allégorie, on demande finalement, avec L’Enfant et la mouche, cette chanson au titre de fable : « Toi qui lis les journaux / Qui a des idées / Sais-tu regarder / Ces choses qui sont si naturelles / Qu’on oublie souvent qu’elles sont cruelles ». Avec lucidité, on constate : « On a pitié on en parle un peu / Et ça nous rassure / On veut croire que ça va mieux », avant l’aveu final, très amer : « Et puis on s’en va / Pour pleurer au cinéma ».

En 1981, la Belle fait partie des artistes soutenant la candidature de François Mitterrand à la présidence de la République. On peut la revoir à l’époque – oh, quelques secondes seulement – sur le site de l’INA. Juste après, elle chante cette excellente chanson au titre trop long, Paris, fais-toi faire un lifting : « Paris pourquoi t’es si morose / Il faut toujours chanter les choses / Remonte sur le ring / Rajeunis ton feeling / Paris fais-toi faire un lifting ». Elle évoque la Commune, la Grande guerre, mai 1968.

L’année 1982, L’Amérique, c’est ça traite de ces sujets dont on ne veut pas qu’il soit possible de les dire en chanson – et pourtant, la chanson, c’est ça. Des émigrants de toute sorte vont chercher, de l’autre côté de l’océan, quoi ? Qui sont-ils, plus tard ? « Des Ritals qui parlent mal / Des Indiens qui parl’nt pas bien / Des Chinois qui parlent pas / Des gens qui ne se comprenn’nt pas / Mais qui sont tous au moins / Américains ». Tous ces gens sur une terre qui, elle-même, est quoi donc ? « C’est un quartier de Pékin / Une banlieue de Dublin / Où l’on pose sa valise / Croyant que c’est la terr’ promise / Des Africains porto-ricains / Américains ».

La même année, dans le même disque, le souci de la guerre revient à petites touches. Le Berlin dépeint trois ans plus tôt a donné ce qu’on sait et maintenant, longtemps plus tard, on chante Compiègne : « Un coin de France en montant vers le Nord / D’où des millions de gens sont partis vers la mort (…) Où est la poste ? un gamin te répond / C’est juste derrière le camp de concentration ». Une chanson brève, grave, précise.

En 1985, Sur un volcan, cet excellent texte désenchanté (« Le monde est une apocalypse / Que reste-t-il de nos espoirs »), revendique l’élégance (« Il nous reste cette élégance / Maquillons notre désespoir ») et avance : « Et sur un volcan si l’on danse / Dansons en vêtements du soir ». Pourquoi ? Par hauteur de vue, par noblesse, par désespérance polie : « Car sur un volcan / Il faut rester chic c’est important ». À la foudre, on répond par l’été ; la poudre, on s’en maquille le visage. Il faudrait citer tout le texte, dont l’écriture est étrange. Il n’est pas satirique, il est désespéré mais sait le dire pour enfin conclure : « Frivolité pauvre déesse / Dont on a tellement médit / Tu es la seule qu’il nous reste / Tu es le courage aujourd’hui ».

En 2005, avec Manteau rouge et gants blancs, entrent les SDF dans l’univers de la Belle mais, on le note, toujours sur fond de vies de femmes : « Elle avait trente ans sans avoir d’âge / Ell’ portait des gants blancs / Son manteau rouge et ses pieds nus/ Faisaient rir’ les enfants / Toujours les mêmes les mêmes / Elle avait trente ans sans avoir d’âge / Elle en avait vu tant ». Chanson narrative car, au rebours des autres citées ici, elle raconte une petite histoire et conclut : « Que s’est-il passé on n’a pas su / Nous dormions insouciants / Une histoire d’amour et de misère / Un fait divers troublant /Toujours le même le même ».

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vendredi, 11 mai 2007

L’ENFANCE

L’enfance, chez Marie-Paule Belle, est comme souvent douce et nostalgique, teintée de quelque douleur et d’inquiétude cependant. Est-ce vraiment le portrait du docteur Belle que ceci : « Quarante-deux colonnes corinthiennes / Dans la salle à manger / Et papa qui dormait / Devant l’eau de Vittel » ? N’empêche que, dit la chanteuse, « Mon enfance baîllait / Dans la glace ». Si l’angoisse est commune à l’enfance de chacun, la Belle l’exprime toujours : « L’avenir est douteux / Paquet que l’on emballe / Du bout des doigts des yeux / Dans du papier journal ». Il reste que, dans ce temple du jeune âge, se dressaient Quarante-deux colonnes corinthiennes, pas n’importe lesquelles : « Quarante-deux colonnes éternelles / Protégeant de la peur / Dans la vie quotidienne / C’est le géant qui meurt ».

Omniprésente, l’image de la mère trop tôt disparue, cette mère à laquelle Marie-Paule Belle n’a pas voulu « succéder », même si elle mit longtemps à s’en remettre, ainsi qu’elle le raconte dans ses souvenirs. Il faudrait citer l’intégralité du texte Les Petits dieux de la maison, dans lequel vit Mme Belle, à la maladresse touchante : « Les objets semblaient se dissoudre / Quand tu les appelais je crois / Ils revenaient autour de toi ». La chanteuse se souvient des petits dieux qui « souriaient en te voyant faire / Avec amour et déraison / Si maladroitement ma mère ». Cette mère savait toutefois faire vivre la maison avec générosité et dans le mouvement grouillant de l’enfance : « Mais à table vite attendrie / Tu invitais tous nos amis ». Disparue trop tôt, Mme Belle, et sa fille n’en est pas revenue : « Mais où est ton amour ma mère / Devant ce silence et ce froid / Ton ombre m’apparaît parfois / Cherchant s’il n’y a rien à faire / Comme un ange un peu maladroit ».

Grâce à Mme Belle, cependant, nous écoutons aujourd’hui une excellente musicienne, d’une inventivité constante, dont les compositions conservent une « couleur » propre sans être jamais répétitives. Elle apprend la musique à la petite fille qui nous enchante aujourd’hui et c’est L’Impromptu de Schubert. Elle la lui apprend sans la contrainte, simplement avec la joie : « Quand ma mère jouait pour moi / Les impromptus de Schubert / Il lui arrivait souvent d’faire un accord à l’envers / Alors, elle riait, honteuse / En disant j’n’ai plus les doigts d’avant / Quant à moi j’étais heureuse / Ce qui importe c’est l’instant présent ». Et la jeune fille s’amuse comme une folle : « Alors j’esquintais Schubert et ma mère me grondait j’aimais ça / Le jazz était déjà en moi et ma mère ne comprenait pas ». Toutes deux jouent et s’aiment : « Alors quelquefois pour rire / On jouait ensemble à quatre mains / Quand j’y pense je peux dire / Que c’était faux, mais que c’était bien ». Et puis reviennent les images familières, parlent de nouveau les petits dieux : « Quand ell’ quittait sa cuisine / Le tablier sous les seins », ou bien « Repartant dans sa cuisine / Elle me laissait avec cet air-là / Dans l’odeur des aubergines ». La Belle rêve un instant de poursuivre la chaîne (« Et quand je jouerai pour toi les impromptus de Schubert / Il m’arrivera souvent d’faire un accord à l’envers / Toi ma tout’ petite fille / Qui n’atteint pas encore le clavier / Tu ignores la mélodie / Tu l’ignore(s) encore mais je t’apprendrai »), mais elle n’aura pas d’enfant. Elle enregistrera toutefois un disque pour les petits.

Et pourtant, des crayons de couleurs dansent encore dans les doigts de la fillette. Dans les dessins d’enfants, c’est connu, « Tout paraît plus haut / Tout paraît plus grand ». À travers une angoisse métaphysique (« Faut-il que je vieillisse / Que tout soit de plus en plus petit »), se faufile le retour aux images de la petite fille et aux proportions de son regard : « Dans les dessins d’enfants / On voit ses parents / Comme des géants / Et sous notre crayon / Toutes les maisons / Touchent l’horizon ». Puis la nostalgie déçue se manifeste à nouveau (« Mais les couleurs ternissent / On ne dessine plus, on grandit »).

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jeudi, 10 mai 2007

SCULPTÉE DANS LE BLEU

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(Photo Micheline Pelletier, traitée par Jacques Layani)

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mercredi, 02 mai 2007

SÉRIE TÉLÉVISÉE PJ

medium_belle.jpgJe relaie l’information disponible sur le site de Pattypat, information transmise par Alfred :

L’épisode de PJ (épisode n° 121, intitulé Crise d’identité), dans lequel Marie-Paule Belle interprète le rôle d’Ingrid, passera le 4 mai prochain à 20 h 50 sur FR 2.

J’ai fouillé dans les programmes disponibles sur internet et n’ai pas trouvé mention du nom de la Belle parmi les comédiens : sans doute ne donne-t-on pas le générique complet. Il faudra en tout cas regarder ça vendredi soir.

(Photo B. M. Palazon)

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mercredi, 25 avril 2007

HISTOIRE SANS PAROLES

Ou plutôt si parlante, en vérité… Quand je rencontre quelquun, voilà ce que je vois immédiatement. Ensuite, vient le reste : les mains, le corps, la voix surtout, bien sûr. Mais, dès labord, voilà ce que je reçois avec une grande force. Je suis extrêmement sensible aux visages, ils m’arrivent avec violence et le visage, cest dabord ça.

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jeudi, 19 avril 2007

DUO

medium_Untitled-3.2.jpgEn duo avec Serge Lama, la Belle chante Une petite cantate. Une minute quarante-sept sur le site de Lama, (choisir : discographie / pluri((elles)) / morceau numéro 7), en version audio uniquement.

Photo Roger-Viollet : Liliane Benelli au piano du cabaret LÉcluse. Existe-t-il encore quelquun qui ne connaisse pas lhistoire exacte de cette chanson ?

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mercredi, 18 avril 2007

ÉCRIRE, TÉLÉPHONER

medium_Untitled-3.jpgChez Marie-Paule Belle, les lettres d’amour, on n’y répond pas, elles se perdent, elles sont mises au rebut. Pas de chance. Il y a des grèves et l’on n’ose pas envoyer des télégrammes. Ce n’est pas facile… Encore ne s’agit-il là que d’un aspect de l’incommunicabilité. Incompréhension de l’amour, dans l’amour : « Si tu recevais du papier bleu qu’en dirais-tu / Que je fais toujours des drames ». On n’ose pas, on avance sur la pointe de la plume : « Mais ma lettre a su rester discrète / Si toutes les lettres s’interprètent / (…) J’espère un jour que tu comprendras ». On espère – dans les deux sens du mot – toujours ; on espère parce qu’on n’ose guère faire plus. Parfois, c’est affreux : « La lettre d’amour que l’on jette aux ordures ». Comment communiquer ? Il y a le téléphone, mais on aboutit à un répondeur et « Pour tout l’amour du monde / On n’a que trent’ secondes ». On appelle, on rappelle, on s’appelle, on se rate, on ne se retrouve pas : « J’t’adore, message terminé ». C’est triste et « On a beau croiser nos voix sur les fils électriques / Y a pas d’étincelle » puisqu’il faut « En dix s’cond’s se dir’ tout / Attention c’est à vous / Enregistrer sa vie / Cri d’amour dernier cri / Mêm’ le répondeur est / Occupé… occupé… occupé ». Enfin, il y a des fois où l’on utilise les cabines publiques quand la boîte aux lettres reste désespérément vide : « Je n’ai pas le téléphone / Et tu ne m’écris jamais ». Alors, bien sûr « Je descends pour t’appeler » mais peut-être aurait-il mieux valu ne pas le faire : « Et dans la cabine en verre / Tu me dis que c’est fini / Qu’on peut rester bons amis / Que c’est pas la guerre ».

Pas gai, n’est-ce pas ? Eh oui, ça change de La Parisienne, de Wolfgang et moi ou de Nosferatu, de L’œuf ou du Menu. On ferait bien de prêter attention à ces chansons, tout de même. On ferait bien, aussi, de relever combien les chansons de Marie-Paule Belle sont révélatrices de l’époque où elles furent écrites : il y a là un temps où l’on s’écrivait encore par la poste, où les premiers répondeurs apparaissaient et où l’on se croyait tenu de préciser que le message était terminé, où l’on n’avait pas le téléphone chez soi et où l’on devait aller jusqu’à la cabine du bout de la rue, et faire la queue puisqu’elle était forcément occupée.

Cela ne signifie nullement que ces chansons soient datées. D’ailleurs, qu’est-ce que ça veut dire, ce mot ? Nous sommes tous datés. Nous sommes oblitérés comme des timbres-poste. Nous portons un cachet comme une trace chiffrée, lisible. Au contraire, ce sont d’excellentes chansons qui témoignent de leur temps, ce qui est la meilleure manière de s’inscrire dans notre imaginaire, le plus sûr moyen, même si c’est paradoxal, de durer.

(Photo Marc Attali)

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vendredi, 13 avril 2007

TROUVÉ SUR LA TOILE

Si vous voulez voir des photographies en noir et blanc faites en scène à Onex les 14 et 15 février 2006, vous en trouverez quatorze . Bien sûr, il faudra faire leffort de cliquer pour agrandir chaque vignette, mais avouez quon fait tout pour vous être agréable, sur ce blog.

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jeudi, 12 avril 2007

JE ME SOUVIENS

medium_mariepau.3.jpgJe me souviens d’un temps où la Belle était la coqueluche du public, notamment dans l’Éducation nationale.

Je me souviens d’un temps où elle était vécue comme une véritable découverte.

Je me souviens d’un temps où la presse écrivait : « Marie-Paule Belle est allée chercher sa parolière à l’académie Goncourt ».

Je me souviens d’un dîner chez ma tante à Bagneux et de mon oncle qui parlait de la Belle avec des mots flatteurs, alors qu’on servait un gâteau au chocolat en forme de cœur.

Je me souviens des 33-tours Polydor que j’achetais l’un après l’autre.

Je me souviens d’avoir enregistré des chansons de la Belle dans une cassette audiographique (il n’en existait d’ailleurs pas d’autre) pour une femme, comme des messages cryptés – comprenne qui pourra.

Je me souviens d’un récital au théâtre Firmin-Gémier d’Antony, en 1981.

Je me souviens du 30-cm Patins à roulettes que j’ai acheté dans cette salle.

Je me souviens d’une collègue de bureau qui s’appelait Marguerite, avait presque l’âge d’être ma mère et riait toute seule en chantant La Biaiseuse.

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mardi, 10 avril 2007

LES SAISONS DE LA BELLE, OU LA BELLE SAISON

medium_Untitled_3.2.jpgAvant l’histoire

Avant l’histoire, ce sont deux 45-tours, l’un paru chez CBS, l’autre chez BAM. CBS est une firme américaine qui avait autrefois racheté partiellement le fonds Odéon, l’autre partie ayant abouti chez Pathé-Marconi. BAM, c’est la Boîte à musique, une maison d’amateur éclairé, créée pour satisfaire les goûts artistiques de son fondateur et qui brilla longtemps par l’excellence de son catalogue. C’est dans ces deux maisons que la Belle va enregistrer ses six premières chansons.

Le catalogue Polydor

C’est maintenant que l’histoire commence. Chez Sonopresse et chez Polydor, va naître le premier monde de la Belle, celui qui la verra devenir célèbre d’un seul coup, en tout cas très rapidement. C’est l’époque du travestissement, ainsi qu’il a été dit. On se cache, on ne sait pas qui est fragile. On établit un univers de chansons tristes parsemées de morceaux comiques extrêmement bien écrits, mais qui se présentent comme des masques. Le visage caché, la Belle avance avec son mal de vivre et ses problèmes de femme. Rien n’est vraiment gai et, si l’on s’amuse franchement avec quelques chansons, c’est un peu un leurre. Qui est la Belle ? Arrive La Parisienne, que je qualifie toujours de cadeau empoisonné. Tout marche vite, trop vite. La célébrité survient d’un coup, et les émissions spéciales à la télévision, et l’Olympia. La Belle n’a qu’une trentaine d’années. Elle va, plus ou moins rapidement, sentir le vent : il y a maldonne, elle est enfermée dans une image qui ne lui ressemble que partiellement. Elle veut bien faire rire mais elle sait que ce n’est pas tout. Elle rectifie un peu le tir avec des chansons plus graves, elle évoque la montée du nazisme à Berlin autrefois, elle dit l’enfant qui joue avec la mouche et les horreurs quotidiennes. Elle chante sa nostalgie mais on préfère entendre La Parisienne. Elle donne un disque pour enfants, des musiques de films, mais on préfère rire à Wolfgang et moi. Le mal d’amour est partout présent, mais Les Petits patelins font rire et danser. Elle rêve d’Icare amoureux, mais Mes bourrelets d’antan font s’esclaffer. Cependant, ces chansons, c’est elle aussi. Comment faire ? Elle chante Patins à roulettes, Grappe de raisins, Elle t’a changé… Et l’on rit à Moujik russe. Elle dit qu’elle est Heureuse par hasard, mais Sonatine ou sonotone emporte l’auditeur. Ce répertoire comprend sept 33-tours et quatre 45-tours.

Le catalogue Carrère

La Belle dédie à sa grand-mère des chansons qu’elle lui chantait, des chansons réalistes qu’elle sait très bien réinventer. C’est déjà une manière de faire autre chose, mais ce n’est qu’un masque supplémentaire. Elle insiste et présente de nouvelles chansons graves, revendicatives : Paris, fais-toi faire un lifting, Compiègne… L’amour est toujours difficile, il meurt avec entêtement. L’inquiétude est là, sans cesse : Je rêve le dit même en chanson d’entrée en scène. On vit Sur un volcan et l’on chante La Parisienne. Elle va Chez Pivot qu’on a connu mieux inspiré et qui, lorsqu’elle lui parle du Plat pays, répond que ce n’est pas une chanson pour elle. Elle doit rectifier et préciser qu’elle aime bien chanter aussi des chansons tristes. Dans le même temps, elle publie chez Carrère qui a aussi une activité d’éditeur de livres une autobiographie. Écrire ses souvenirs à quarante et un ans à peine ! Parallèlement, elle entre chez Seghers, dans la collection « Poésie et chansons ». Ce répertoire comprend quatre 33-tours (dont un double) et quatre 45-tours.

Ensuite

Ensuite, c’est le désordre. Plus de maison de disques attitrée. Un 33-tours chez AB Productions, juste au moment où l’on change de format avec l’implantation définitive du CD. Puis dix années de silence interrompues seulement l’espace d’un enregistrement public. Pas de chance : le disque sorti au bout de dix ans sera retiré de la vente à la suite de problèmes avec l’éditeur BMG et reparaîtra l’année suivante chez Olivi. Universal lui ouvre ses portes le temps d’un album consacré à Barbara mais ne la retient pas puisque, des années après seulement, elle publie un nouveau CD chez Beny-Music, très mal diffusé. Cette période répartie sur plusieurs catalogues comprend cinq CD (ou, si l’on préfère, un 33-tours et quatre CD puisque L’Heure d’été existe dans les deux formats ; ou bien, si l’on préfère encore, cinq CD… et demi, puisque le même existe sous deux titres, Quand tu passes et Une autre lumière, chez deux éditeurs différents).

Alors ?

Alors, pensons à la Belle et écoutons-la pour que flamboie maintenant la belle saison.

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vendredi, 06 avril 2007

SUR LES PLANCHES

J’aurais aimé aller voir la Belle au théâtre, à Thiais, à quelques kilomètres de mon domicile. Hélas, c’est complet. Franchement, je ne m’y serais rendu que pour elle parce qu’une comédie policière, bah, peuh et bof… Ce sera pour une autre fois, s’il y en a une autre. Il est difficile d’avoir l’information. On se demande vraiment pourquoi cela n’est pas donné sur internet. Sur le site autorisé, notre amie Pattypat fournit les dates qu’elle peut fournir, mais les municipalités concernées ne savent pas, apparemment, concevoir un site. Les théâtres non plus. Si un lecteur ou une lectrice de ce modeste blog a l’occasion d’assister à une représentation de Parfum et suspicions, je suis preneur d’un compte rendu à m’envoyer à mon adresse de messagerie, dans la colonne de gauche. Partageons ce que nous pouvons : plus on parlera de la Belle sur la Toile, plus cela pourra donner d’idées à ceux qui n’en ont pas et, peut-être, lui fournir l’occasion de chanter davantage.

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mercredi, 04 avril 2007

NUMÉRO UN, MARIE-PAULE BELLE (1977)

Télé-Mélody a donc rediffusé le Numéro Un consacré à Marie-Paule Belle, le 19 mars 1977. C’était une émission de Maritie et Gilbert Carpentier, réalisée par Marion Sarraut.

Le principe de l’émission est de mettre en scène une espèce de conte, La Bête et la Belle, ponctué de chansons et de sketches. La Belle mime une jeune fille orpheline. Curieusement, la mise en scène des chansons, délibérément amusante, fait que ce n’est pas du tout la même chose qu’à la scène, pas du tout la même chose qu’au disque. C’est une émission de variétés et ce n’est pas un type d’émotion identique. On peut, au passage, apprécier les dons de comédienne de Marie-Paule Belle… et, rétrospectivement, comprendre combien ce genre de spectacle télévisé a pu ancrer l’artiste dans la légende de chanteuse fantaisiste qui lui collera à la peau. Mais elle a trente et un ans et ne le sait pas encore.

Maman j’ai peur ouvre l’émission, en play-back évident : c’est exactement le disque qu’on entend, rien d’autre, tandis que la Belle fait le clown dans un fauteuil haut du style « Emmanuelle ».

On entend ensuite un petit texte de liaison dit par une récitante, dont la voix ressemble curieusement à celle de la Belle, évidemment. Puis un sketch de Francis Perrin, Hamlet. La récitante, puis une chanson de Nicolas Peyrac, Habanera. La récitante, puis la Belle chante L’Âme à la vague. Les Frères ennemis donnent un sketch dans lequel ils figurent la conscience de la jeune fille : ils font boire un philtre à la Belle.

Encore la récitante, puis la chanson Celui, interprétée dans un décor de mannequins par Marie-Paule Belle vêtue d’une robe longue noire et portant une étole rouge.

Le ballet de Barry Collins intitulé Libertango vient alors, et l’un des danseurs fait subir à la Belle un drôle de sort, en la secouant vigoureusement au cours d’un tango musclé. Puis, parmi les danseurs, Gainsbourg chante Marilou, la Belle étant assise non loin. Encore la récitante et, sur un montage figurant un bateau à vapeur en dessin animé, Marie-Paule Belle chante La Louisiane. À la récitante qu’on entend de nouveau, succède La Brinvilliers, la Belle étant en costume ainsi que les chœurs et les personnages des trois hommes empoisonnés et du bourreau.

Serge Lama chante sa chanson La Nymphomane tandis que la Belle joue le personnage, dans un décor de chambre à coucher luxueuse. La récitante intervient puis les deux artistes chantent en duo Quand nous serons amis, toujours couchés dans un lit. Nouveau ballet, que la chanteuse observe, debout sur un podium, vêtue de sa longue robe noire et d’une cape rouge. Elle se dirige alors vers son piano et chante Nosferatu.

Récitante, puis sketch de Sylvie Joly, SOS Amitié. La Belle chante Je veux pleurer comme Soraya. Nicolas Peyrac interprète Quand pleure la petite fille. La Belle et lui sont assis sur un piano blanc. Elle figure bien sûr la jeune fille en question.

Récitante, puis Lama chante D’aventure en aventure. Encore la récitante, et le final : La Parisienne au piano, tandis que le corps de ballet défile en tenue de soirée.

Durant le générique de fin qui se déroule sur la mélodie de La Parisienne, reprise, Marie-Paule Belle erre seule parmi les danseurs du ballet, portant son manteau et sa valise, comme une jeune fille égarée.

 

Remerciements : Bernard Legendre.

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lundi, 02 avril 2007

VINGT-NEUF SECONDES

Comme je l’ai déjà dit, une rediffusion de l’émission de 1977, Numéro Un, est faite cette semaine sur Télé-Mélody. Cinquante-neuf minutes d’images. Pas moins de sept passages : samedi 31 mars, 23 h ; dimanche 1er avril,  10 h ; lundi 2, 16 h ; mardi 3, 14 h ; mercredi 4, 20 h 30 ; jeudi 5, 22 h 30 ; vendredi 6, 18 h.

Je ferai naturellement, ici-même, un compte rendu de cette émission lorsque j’aurai reçu l’enregistrement qu’un ami a promis de me faire. Pour ceux qui n’auraient pas trouvé une âme compatissante recevant cette chaîne de télévision, une petite vidéo de présentation est disponible en ce moment sur le site de la chaîne (il faut cliquer sur le bouton rouge : « Voir la vidéo »). C’est une bande-annonce de… vingt-neuf secondes.

Avec Marie-Paule Belle, un lieu où l’on grapille même les secondes de la chanteuse. Faut-il qu’elle nous manque.

12:05 Publié dans Émissions | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 01 avril 2007

À BOUT PORTANT (1977)

medium_explorer_logo.gifSur le site de l’INA, on peut à présent acheter des documents. En principe, on a toujours pu le faire mais, concrètement, ça ne marchait pas. Maintenant, ça fonctionne. Je rappelle donc qu’il y a une émission de la série À bout portant, entièrement consacrée à la Belle. Elle a été diffusée le 24 mai 1977. Pour quatre euros, vous pouvez avoir quarante-huit minutes et quarante-quatre secondes d’entretiens, de chansons en scène, de documents, en plein écran. Si vous estimez que c’est encore trop cher, il est possible de visionner les dix premières minutes gratuitement sur un tout petit écran.

L’émission vaut d’être vue. À bout portant, ici en couleurs – les premiers étaient en noir et blanc – était une série déstructurée, au montage un peu fou mais en réalité, parfaitement cohérent. Les interviews de Pierre Wiehn et ici, en ce qui concerne la Belle, de Pierre Bouteiller et Jean-Louis Foulquier, créaient un climat oublié aujourd’hui, chaleureux, qui permettait, à petites touches, sans en avoir l’air, de dire la vérité d’un artiste.

21:40 Publié dans Émissions | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 29 mars 2007

UNE HISTOIRE

medium_Sans_titre_-_1.gifIl y eut une jeune femme qui, à l’âge de trente ans, reçut un cadeau empoisonné : la notoriété apportée dans une curieuse corbeille parisienne, accompagnée d’une carte de visite : « Chanteuse rigolote », disait le carton. Bref, elle fut célèbre un temps, enfermée à tort sous cette stupide étiquette, alors qu’elle chantait par ailleurs des chansons graves, « engagées » comme on dit en oubliant que, par définition, un artiste est engagé ou n’est pas. Elle pouvait parler de la montée du nazisme, de l’euthanasie, des SDF, de problèmes sociaux, d’une situation volcanique, du Paris historiquement insurgé, de l’Amérique, des hommes mal dans leur peau, de l’âge qui vient, elle pouvait dire tout cela sur des musiques très imaginatives, mélange de musique classique et de chanson, sur des rythmes dansants ou pas, avec dans la voix des aigus étonnants et de très belles envolées, rien à faire, elle resterait une chanteuse « rigolote ».

Alors, étouffée sous cette étiquette stupide, elle s’effaça lentement, ne fut plus sur le devant de la scène. On ne trouva plus – ou presque – ses disques autrement que d’occasion et, dans le livret d’une compilation, on put lire : « Alors que les années Polydor s’éloignent, elle réapparaît régulièrement sur scène, s’essaie à la comédie puis espace ses rendez-vous »… Ce sont les mots d’un galant homme. Le public de la chanteuse, lui, était toujours là et il n’y avait plus guère que les entrepreneurs de spectacles pour ne pas le savoir.

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lundi, 26 mars 2007

POUR COMPLÉTER

Petit à petit, la discographie commentée se complète. J’ai achevé la présentation du 45-tours de 1978 qui contient la bande originale du film Vas-y maman.

18:55 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 25 mars 2007

UNE INITIATIVE DE LEWIS

medium_banniere_belle.jpgVous ne pourrez plus dire que vous ne la connaissez pas, qu’on ne trouve plus ses disques – ce qui est faux, je rappelle une fois de plus qu’on peut acheter en ligne, d’occasion, la plus grande part de sa discographie – vous n’aurez qu’à aller écouter un choix de chansons sur Radio Marie-Paule Belle, sur le blog de Lewis. Il suffit de cliquer. Si c’est encore trop difficile, on cherchera à vous satisfaire davantage…

11:49 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 23 mars 2007

ENCORE QUELQUES IMAGES

Dix minutes… Dix minutes de la Belle en 1988, dans une émission spéciale d’Apostrophes. Elle chante Chez Pivot en direct au piano et parle de son autobiographie parue un peu auparavant. Ce sont encore des images de l’INA, c’est ici-même… avec cette réserve habituelle : les liens de l’INA, parfois, changent, je ne sais pas pourquoi. Il faut alors chercher (en haut et à gauche) ce qui la concerne et sélectionner cette émission.

On note que, dès l’abord, Pivot renforce la légende de la chanteuse comique… laquelle doit préciser que, tout de même, elle a toujours aimé chanter des chansons tristes.

18:25 Publié dans Émissions | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 21 mars 2007

ON CONTINUE

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Comme je l’ai dit plusieurs fois, je complète, lorsque je le peux, les notices pas terminées. Et cela continuera. Je viens de présenter le disque de 1989.

14:45 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 19 mars 2007

LA BELLE PARLE DES MAROUANI

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Extraits du livre d’Eddy Marouani, Pêcheurs d’étoiles, profession imprésario, Laffont, 1989.  
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18:55 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 17 mars 2007

C’ÉTAIT HIER MATIN

En 1977

C’était il y a trente ans

C’était hier matin

La Belle

Avait trente et un ans

Et la vie avait de l’entrain

La vie était numéro plein

La Belle

Était Numéro Un

On était quelques uns

À faire carton plein

Aujourd’hui l’émission

Nous revient sans façons

Et si vous la manquez

Ce sera dommage

Vous ne pourrez pas dire

« Je ne savais pas »

20:40 Publié dans Émissions | Lien permanent | Commentaires (0)

ENCORE UN PEU DE NEUF

Une nouvelle présentation, celle du 45-tours de 1987. Comme je l’ai dit, je continue, peu à peu, à compléter les quelques notices qui n’étaient pas achevées.

16:40 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 15 mars 2007

LE PREMIER PAS

medium_108730303.jpgLe tout-premier 45-tours de la Belle n’est pas introuvable… Tout se trouve sur internet, mais évidemment… 99, 99 euros, plus le port.

09:55 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 13 mars 2007

UNE HEURE AVEC ELLE

Fin mars et début avril, rediffusion multiple du « Numéro un » des Carpentier, consacré à Marie-Paule Belle, sur Télé-Mélody. Le site internet de la chaîne n’en parle pas encore. Je donnerai les dates précises dès que ce sera possible. En espérant que quelqu’un reçoive Télé-Mélody, ce qui n’est pas mon cas, malheureusement.

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SOYEZ ATTENTIFS

medium_178795730_L.jpgPour ceux qui recherchent des compilations, sachez que le CD de la collection « Préférences » intitulé Une abeille, paru en 1991, est en vente au prix de 98 euros chez Price Minister ; 84, 99 euros sur E-bay ; 15 euros chez Amazon… Ça vaut la peine de faire attention. Il faut compter le port en plus, naturellement.

14:10 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

ENCORE UNE OPINION

« Elle a de l’entrain. Frénétique, elle sautille, elle rit, elle tape sur son piano en multipliant les œillades complices. C’est un tempérament. Sa grande réussite : La Parisienne (« Je ne suis pas Parisienne, ça me gêne, ça me gêne »), se signale par la rapidité de son tempo. C’est la spécialité de la chanteuse-compositrice. Ses textes sont écrits par la romancière Françoise Mallet-Joris ou par le journaliste Michel Grisolia. Sa fantaisie souvent coquine (La Biaiseuse), sa verve et son autorité en scène, ainsi qu’une certaine astuce à la limite de la démagogie, lui ont acquis un public dont l’éventail va du milieu populaire à la classe intellectuelle », écrivent Gilbert Salachas et Béatrice Bottet dans Le Guide de la chanson française contemporaine, publié chez Syros-Alternatives en 1989.

Les œillades, dans une salle, il n’est pas certain qu’on puisse les voir au-delà du troisième rang de fauteuils, et encore. L’astuce, c’est bien. La démagogie, c’est mal. Comme on n’a pas le courage de ses opinions, on parle d’« à la limite de », c’est plus sûr. Peut-être cela s’appelle-t-il le métier, tout simplement. Ça expliquerait que la « classe » (quel mot !) intellectuelle qu’on persiste à opposer au « milieu » (on notera la connotation criminelle) populaire, se soit laissée séduire aussi par une chanteuse originale.

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lundi, 12 mars 2007

UNE AUTRE OPINION

« Prenez Mireille et Barbara, ajoutez-y un zeste d’Yvette Guilbert et vous trouverez une Marie-Paule Belle sortie de derrière les pianos. Pointue du nez à la voix, cette jeune personne frisée a le bon goût d’avoir du talent en dehors des modes. Chansonnière amusante et amusée, elle revendique avec humour. Les musiques qu’elle compose ont autant d’esprit que les textes qu’elles soulignent. En la plébiscitant, le public français fait preuve d’imagination, il avait perdu l’habitude d’être agréablement surpris par une chanteuse. Marie-Paule Belle est un peu plus que cela, notre music-hall misogyne ne s’attendait pas à être violé de manière si flagrante ».

 

medium_Untitled-1.4.jpgUne expression un peu outrée, en tout cas excessive, pour une opinion plutôt juste, qu’exprime Pascal Sevran dans Le Music hall français de Mayol à Julien Clerc, paru chez Olivier Orban en 1978. Et toujours – peu importe qu’elle soit juste ou pas – la manie de la comparaison.

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dimanche, 11 mars 2007

UNE OPINION

Comment, à partir d’éléments exacts, suivre un raisonnement erroné ? Voici un exemple. En 1981, Chantal Brunschwig, Louis-Jean Calvet et Jean-Claude Klein écrivent, dans la réédition de Cent ans de chanson française, initialement paru au Seuil en 1972 :

« Avec La Parisienne, composée sur un canevas d’opérette, et qui bénéficie de nombreux passages radio, son personnage s’impose : c’est la provinciale pas bête et plutôt rigolote qui, « montée » à Paris, garde son bon sens en refusant le snobisme (comprendre l’intellectualisme). Pas révoltée, au-delà du désir d’indépendance affective (Quand nous serons amis), tonique et bien française (Les Petits patelins). Et, bien que plutôt « diseuse », sa carrière, habilement menée, prévoit une alternance systématique de chansons « radio » (Je veux pleurer comme Soraya) construites selon un standard (couplet grave, voix chuchotée / « pont » aigu, voix lancée) et « des petites chansons marrantes » écrites pour la scène, véritable espace de Marie-Paule Belle, et composées « à la manière de » (Offenbach, musique russe, jazz des années 30, etc.) De plus en plus ces créations, qui sont en fait des parodies, semblent tourner à l’exercice de virtuosité pure ».

Remarquable notice où le refus du stupide snobisme parisien, plein de vide et d’agitation stérile, est volontairement confondu avec celui de l’intellectualisme ; où ce qui est une caractéristique vocale de la chanteuse est pris pour un standard, un « formatage » volontaire et traité péjorativement de chanson « radio » ; où l’inventivité musicale constante est passée sous silence ; où l’intention est déformée (« tonique et bien française ») ; où l’intelligence des parodies se voit taxée de « virtuosité pure », ce qui d’ailleurs ne serait déjà pas si mal.

Ce livre est signé de trois auteurs mais Calvet le reprend à son compte en le rééditant encore à l’Archipel en 2006 sous son seul nom. Il met à jour cette notice en déclarant que Marie-Paule Belle avait manifesté des promesses qu’elle n’a pas tenues. On laisse à Calvet la responsabilité de ces propos : comme si la Belle avait choisi de n’être plus, comme elle le fut, sur le devant de la scène.

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samedi, 10 mars 2007

DES IMAGES

Quelques images, si vous voulez voir la Belle dans l’éclat de ses trente et un ans. Il s’agit de dix minutes d’extraits d’une émission qui lui était consacrée par TF 1 dans la série À bout portant, le 24 mai 1977. Cela se trouve dans les archives de l’INA et c’est ici-même.

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