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vendredi, 23 mai 2008

2008, AUTOBIOGRAPHIE

620400158.jpgMarie-Paule Belle, avec la collaboration d’Alain Wodrascka, ma vie.com, L’Archipel, 2008.

Ce livre n’a pas été écrit par Marie-Paule Belle mais par Alain Wodrascka. Je ne trahis aucun secret, c’est écrit non sur la couverture mais sur la page de titre, et la Belle le remercie à la fin. Il comprend plusieurs parties. Une autobiographie et, par ailleurs, des courriers électroniques la plupart du temps fictifs. Pour s’y retrouver, il a fallu imprimer tout ça dans des polices et des corps différents. Le langage informatique est utilisé à loisir dans les titres et les intertitres. C’était la plus mauvaise idée du monde. Qui diable l’a eue ? Résultat : cet ouvrage est un fourre-tout. Décidément, la Belle est mal conseillée, artistiquement parlant. Si l’on tenait à imprimer ces échanges supposés – qui n’apportent rigoureusement rien au texte – il fallait le faire dans un second volet bien distinct, certainement pas dans le corps du récit, disséminés ici et là.

Wodrascka nous avait déjà donné à lire (entre autres) des ouvrages sur Barbara… dont on aurait pu se dispenser aisément. Il a maintenant prêté sa plume à Marie-Paule Belle. Or voilà, le témoignage de la Belle, recueilli par Wodrascka pour son dernier livre sur Barbara, se retrouve presque au mot près dans ce livre-ci. Je sais bien qu’il n’y a pas cinquante manières de raconter la même chose. Un peu d’effort, tout de même… Les lecteurs ne sont pas idiots, surtout lorsqu’ils connaissent la chanson. Il y a des choses qui ne se font pas.

Par ailleurs, la partie autobiographique est évidemment la même que celle qu’on pouvait lire dans le livre de souvenirs paru en 1987. Évidemment, sa vie n’a pas changé, au moins jusqu’à cette date, car ce qui vient ensuite, forcément, est nouveau. Là encore, il fallait dire autrement les mêmes choses. C’est ça, écrire… Pas accumuler les anecdotes – et Dieu sait s’il y en a , et beaucoup, et trop, dans ce livre ! Et éviter les redondances : certaines choses sont répétées un nombre incalculable de fois.

On aura compris que je suis plutôt déçu parce que ce livre qui était attendu est un non-livre : pas écrit, pas composé, pas mis en forme. Disons que les cinquante dernières pages (environ) sont les plus intéressantes.

mardi, 13 février 2007

1987, AUTOBIOGRAPHIE

medium_Untitled_5.jpgMarie-Paule Belle, Je ne suis pas parisienne, ça me gêne…, Carrère-Lafon, 1987. Préface de Françoise Mallet-Joris.

C’est un très beau livre de souvenirs qui comporte malheureusement bien des coquilles, surtout dans son dernier tiers. Un ouvrage utile et plaisant qui prouve au passage que l’auteur sait écrire. On s’en apercevra un peu plus tard, quand elle passera à l’écriture de chansons. En prime, la couverture la plus laide du siècle et la photographie la plus nunuche : c’est signé Carrère-Lafon. Bien sûr, le titre était inévitable. On se demande bien pourquoi ces choix commerciaux stupides : titre ultra-connu, couverture vulgaire dans le pire goût des années 80. C’est dommage, le texte méritait un plus bel habit. Le cahier de photographies est intéressant aussi, mais il a dû être mis en pages par un éléphant épileptique.

1987, CHOIX DE TEXTES

medium_Untitled_4.jpgFrançoise Mallet-Joris, Marie-Paule Belle, collection « Poésie et chansons », n° 57, Seghers, 1987.

Avec un entretien entre Marie-Paule Belle et Lucien Rioux, un choix de textes et une discographie.

Dans cette collection au format presque carré, issue de la légendaire série « Poètes d’aujourd’hui », la Belle avait évidemment sa place. On regrette un peu que Françoise Mallet-Joris, dans sa présentation, ne soit pas allée très loin et que son texte, trop bref, recoupe partiellement les souvenirs de la principale intéressée qui paraîtront la même année. Sans doute était-elle mal placée pour parler du contenu des textes qu’elle a elle-même en grande partie écrits ; pourtant, c’était l’intérêt du volume. Un entretien est mené par Lucien Rioux, grand connaisseur et historiographe de la chanson. Il complète cette courte préface, mais c’est encore trop peu. Le cahier dillustrations est intéressant. En couverture, est reprise la très émouvante photographie du 33-tours de 1976. Des textes qui n’ont jamais été enregistrés sont donnés dans ce volume : Saugrenu, Antinéa, Berceuse pour une voiture, Beyrouth, Châteaux de cartes, L’Oiseau gris, La Dame du vestiaire, Le Métro aérien, Un jour une semaine.