Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 14 février 2007

2005, UN PAS DE PLUS

medium_Untitled_3.jpgÇa restera quand on sera vieux, Jardin secret, Les Princes travestis, Tu m’chavires, Les Petits dieux de la maison, Jersey-Guernesey, Les Bigoudis, Manteau rouge et gants blancs, La Petite écriture grise, Un pas de plus, J’ai la clef, Sur un volcan, À l’imparfait, La Brinvilliers, Un peu d’angoisse et de café, Quand nous serons amis, Berlin des années 20, Où est-ce qu’on les enterre ?, L’Enfant et la mouche, Vieille, Classé X, La Parisienne, Sans pouvoir se dire au revoir, Une autre lumière.

Textes de Françoise Mallet-Joris et Michel Grisolia. Sauf : texte de Ça restera quand on sera vieux, de Sans pouvoir se dire au revoir et de Une autre lumière de Marie-Paule Belle. Texte de Jardin secret d’Isabelle Mayereau. Texte de Tu m’chavires d’Isabelle Mayereau et Jean-Jacques Thibaud. Texte de Sur un volcan et de Où est-ce qu’on les enterre ? de Françoise Mallet-Joris. Texte de J’ai la clef de Françoise Mallet-Joris et Pierre Jolivet. Texte de À l’imparfait d’Olivier Runel. Texte de Classé X de Michel Grisolia.

Au piano, Marie-Paule Belle. 

CD, Beny-Music, BM 1426002.

Un pas de plus, oui, vers la simplicité musicale. La chanteuse est seule au piano et nous permet ainsi d’écouter ses très belles partitions originales – et enfin, on peut entendre les paroles de Sur un volcan, que le disque de 1985 avait massacrées par son mixage ahurissant. La photographie est de Stéphane Hubert (la chanteuse a désormais les cheveux courts), la maquette de Piérick Jeannoutot. Le livret précise : « Marie-Paule Belle remercie tout spécialement Barbara et ses proches ». Un nouvel auteur s’avance, le frère de Marie-Paule Belle, Olivier Runel. Ses disques n’étant plus disponibles, la chanteuse fait ici un panorama en vingt-quatre titres de ce qu’elle a donné à entendre depuis des années. Il y a toutefois cinq nouveautés : Jardin secret, Manteau rouge et gants blancs, Un pas de plus, À l’imparfait, Classé X. Trois de ses chansons personnelles sont reprises : Ça restera quand on sera vieux, Sans pouvoir se dire au revoir et Une autre lumière. Elle aborde un sujet important, l’euthanasie (Un pas de plus) : c’est un des thèmes les plus graves qu’elle ait traités avec, naturellement, Berlin des années 20. Huit chansons comiques représentent le tiers du disque. Ce qui est intéressant, c’est que ce choix nous fixe sur ce que la Belle considère elle-même comme le plus important de son répertoire.

2001, MARIE-PAULE BELLE CHANTE BARBARA

medium_Untitled_2.jpgToi, Attendez que ma joie revienne, Le Bel âge, Au bois de Saint-Amand, Drouot, Si la photo est bonne, La Solitude, Ce matin-là, Madame, Chaque fois, Nantes, Gare de Lyon, Sans bagages, Du bout des lèvres, Une petite cantate, À mourir pour mourir, Joyeux Noël, Göttingen, Dis, quand reviendras-tu ? Elle vendait des p’tits gâteaux.

Textes et musiques de Barbara. Sauf : Ce matin-là de Barbara et Liliane Benelli, Sans bagages de Barbara et Sophie Makhno, Elle vendait des p’tits gâteaux de J. Brun et Vincent Scotto.

Au piano, Marie-Paule Belle. 

CD, Philips, 014 7902.

Belle pochette cartonnée ouvrante, loin du coffret de plastique. On a souvent comparé Marie-Paule Belle à Barbara, au moins au début. On se demande bien pourquoi. Barbara est incomparable, elle n’a pas de descendance artistique. La Belle est foncièrement originale et ne doit rien à personne. Alors ? Deux femmes qui chantent, deux femmes au piano, deux femmes qui parfois ont interprété des chansons du début du siècle ? La belle affaire ! Le pire, c’est que la Belle (et on la comprend) admirait Barbara, la connaissait, mais a fini par souffrir, forcément, de cette comparaison inutile qui l’empêchait d’exister par elle-même. Entre ceux qui la prenaient pour un clown à cause des chansons comiques et ceux qui la comparaient à une chanteuse illustre, où pouvait-elle installer son piano ? Il était logique qu’un jour elle enregistrât un disque complet pour dire son admiration et signifier en même temps qu’elle est bien elle-même, personne d’autre. Ce disque est un salut complice, une tendresse amicale, pas une reconnaissance de dette.