dimanche, 01 avril 2007
À BOUT PORTANT (1977)
Sur le site de l’INA, on peut à présent acheter des documents. En principe, on a toujours pu le faire mais, concrètement, ça ne marchait pas. Maintenant, ça fonctionne. Je rappelle donc qu’il y a une émission de la série À bout portant, entièrement consacrée à la Belle. Elle a été diffusée le 24 mai 1977. Pour quatre euros, vous pouvez avoir quarante-huit minutes et quarante-quatre secondes d’entretiens, de chansons en scène, de documents, en plein écran. Si vous estimez que c’est encore trop cher, il est possible de visionner les dix premières minutes gratuitement sur un tout petit écran.
L’émission vaut d’être vue. À bout portant, ici en couleurs – les premiers étaient en noir et blanc – était une série déstructurée, au montage un peu fou mais en réalité, parfaitement cohérent. Les interviews de Pierre Wiehn et ici, en ce qui concerne la Belle, de Pierre Bouteiller et Jean-Louis Foulquier, créaient un climat oublié aujourd’hui, chaleureux, qui permettait, à petites touches, sans en avoir l’air, de dire la vérité d’un artiste.
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jeudi, 29 mars 2007
UNE HISTOIRE
Il y eut une jeune femme qui, à l’âge de trente ans, reçut un cadeau empoisonné : la notoriété apportée dans une curieuse corbeille parisienne, accompagnée d’une carte de visite : « Chanteuse rigolote », disait le carton. Bref, elle fut célèbre un temps, enfermée à tort sous cette stupide étiquette, alors qu’elle chantait par ailleurs des chansons graves, « engagées » comme on dit en oubliant que, par définition, un artiste est engagé ou n’est pas. Elle pouvait parler de la montée du nazisme, de l’euthanasie, des SDF, de problèmes sociaux, d’une situation volcanique, du Paris historiquement insurgé, de l’Amérique, des hommes mal dans leur peau, de l’âge qui vient, elle pouvait dire tout cela sur des musiques très imaginatives, mélange de musique classique et de chanson, sur des rythmes dansants ou pas, avec dans la voix des aigus étonnants et de très belles envolées, rien à faire, elle resterait une chanteuse « rigolote ».
Alors, étouffée sous cette étiquette stupide, elle s’effaça lentement, ne fut plus sur le devant de la scène. On ne trouva plus – ou presque – ses disques autrement que d’occasion et, dans le livret d’une compilation, on put lire : « Alors que les années Polydor s’éloignent, elle réapparaît régulièrement sur scène, s’essaie à la comédie puis espace ses rendez-vous »… Ce sont les mots d’un galant homme. Le public de la chanteuse, lui, était toujours là et il n’y avait plus guère que les entrepreneurs de spectacles pour ne pas le savoir.
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lundi, 26 mars 2007
POUR COMPLÉTER
Petit à petit, la discographie commentée se complète. J’ai achevé la présentation du 45-tours de 1978 qui contient la bande originale du film Vas-y maman.
18:55 Publié dans Propos | Lien permanent | Commentaires (0)

